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  1. Chers lecteurs, habitués ou de passage, bonjour.

    Aujourd’hui, je vous partage quelques nouvelles importantes concernant le blog et son auteure. Parlons donc un peu de moi. Je viens de terminer mon Master 2, avec brio me permettrais-je d'ajouter (oui, je me la pète, ça fait du bien de temps en temps), mon CV est fourni, mes armes aiguisées,  vive les formations pro  : je vais enfin pouvoir découvrir les joies Erde Mustang Mokka 506 365 1229 Femme Bottes du chômage et de la précarité de la vie active. Et me barrer de chez mes parents. Mon Dieu, depuis le temps que j’attendais ça.



    Cette année universitaire fut aussi éprouvante que riche en enseignements. J’ai considérablement évolué sur le plan des relations humaines, notamment dans le rapport au groupe. Pour la première fois de ma vie, je peux affirmer que je commence à être qualifiable d’individu social. J’ai aussi renoué avec ma passion pour les jeux-vidéos, je me remets au dessin et je deviens une artiste martiale de plus en plus confiante. Je veux continuer de me dépasser. Mon compagnon et moi nous protégeons mutuellement. Je perce peu à peu le mystère qui entoure l’amitié. L’avenir est fait de beaux projets. Quand j'ai créé ce blog, ma situation était bien différente. Mes relations étaient au mieux bancales au pire toxiques, en passant par toutes les nuances de confusion. Je remplissais des pages Word pour oublier le vide tout autour. Me jeter dans mes articles, les enchaîner, lire et répondre chaque jour aux commentaires, ça m'empêchait de réaliser combien je me sentais seule. Aujourd'hui, le centre de gravité de ma vie s'est déplacé. J'aimerais avoir plus de temps pour m'occuper de moi et de mes proches.

    Mon rapport à ce blog va changer. Concrètement, je vais ralentir le rythme de publication. Je ne serai plus dans une optique de planning, avec certaines tâches à réaliser sur telle période, etc. Je publierai simplement quand j’en aurai l’inspiration et rien de plus urgent dont m’occuper. Je réaliserai les quatre fiches MBTI restantes, ainsi que les autres fiches ennéagramme. Vous n'imaginiez pas que je laisserais un taf inachevé ! D’autres articles s’ajouteront si les idées me viennent, toujours dans les mêmes conditions. Je voudrais que mon énergie créatrice et intellectuelle soit investie en priorité ailleurs, dans des projets plus au centre de la vie que je suis en train de construire. Et puis, il faut tout de même gagner des sous pour subvenir à mes besoins, et ce blog ne me rapporte pas un rond tout en étant hyper chronophage. (Même si j’avais envie de le rendre lucratif, ce serait largement insuffisant.) Je continuerai par ailleurs de gérer les commentaires, mais à un rythme plus modéré.

    Note : A ce propos, des lecteurs l’ont peut-être remarqué, mais il arrive que certains commentaires ne s’affichent pas, notamment sur les articles en comportant déjà beaucoup (Ex : La Vérité sur les 16 types, Le fantasme du N, certaines fiches MBTI...). Ils ont bien été modérés et sont notés comme publiés de mon côté, mais demeurent invisibles une fois sur la page correspondante. (Ce qui m’empêche aussi d’y répondre…) Malgré mes recherches, je n’ai pas trouvé comment remédier au problème. C’est apparemment un bug courant sur Blogger. Veuillez m’en excuser. Si quelqu’un a une suggestion, qu’il n’hésite pas à me la faire parvenir.

    Autre aspect notable : la question de la notoriété. Avec plus de 2 ans d’existence, l’Antre de la Chouette s’est constitué un lectorat de niche. J’aime aider les autres en partageant mes connaissances et expériences. La compréhension est une valeur que je chéris : s’il le faut, je consacrerai ma vie à démontrer combien le monde a besoin de comprendre, les phénomènes, les gens, à toutes les échelles.  Cependant, être un personnage public ne m'intéresse pas. Pas que cela me déplaise de me sentir estimée : je suis fière de l’œuvre que je bâtis ici et heureuse de constater l'utilité de ma démarche. Aujourd’hui cependant, force est d'admettre que mon blog, malgré tout ce qu’il m’apporte de bon, me cause aussi de l'anxiété. Je sais que si je ne publie rien pendant un moment, je provoquerai une attente. Je reçois aussi trop de messages par rapport à ce que j'ai l'énergie de gérer, d'autant plus qu'une partie assez importante provient de personnes attendant de moi que je sois leur psychologue/coach, voire leur guide spirituel ou leur âme sœur.  (Pour rappel : ce n'est pas mon rôle. Merci aux concernés de s'adresser à un professionnel ou de se tourner vers des groupes d'entraide.) Je pourrais juste ignorer les sollicitations, m'abstenir même de congédier poliment , mais cela induit de la charge mentale, et lorsque cette charge s'accumule le stress vient m'entamer les nerfs - là je gratte l'empathie des TJ dans la salle.

    Je peine de plus en plus à me détacher : le blog commence à contaminer d'autres aspects de ma vie et cela me dérange. La situation n'est pas supportable pour moi sur le long terme. Je ne suis pas faite pour me sentir en connexion permanente avec un public. Dès le départ, je me suis promis que ce blog ne devait pas me faire souffrir. Je préfère déclencher le frein ici, tant que la situation est encore gérable, avant de me retrouver piégée.  En conclusion, en prenant ce nouveau rythme, je souhaite m’assurer de garder le contrôle sur ma vie privée, mon identité et ma force de travail. Je ne terminerai pas cet article par une déclaration du style « Je sais que vous comprendrez » car je ne dois rien à personne : je peux m’expliquer, mais je n’ai pas à me justifier… Merci à vous tous pour votre soutien, vos contributions, ou simplement votre présence. L'Antre de la Chouette est aujourd'hui assez fourni pour aider de nombreuses personnes, et c'est un peu grâce à vos retours qui m'ont encouragé à continuer.


    Chouettement vôtre !





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  2. Le test de QI, le fameux, l’incontournable. Méprisé ou vénéré, toujours est-il qu'il semble mal connu du grand public. D'une part ses détracteurs  le noient dans leur salive acide du haut de leur méconnaissance profonde du sujet , d'autre part des fanatiques tout aussi mal renseignés sont à la limite de brûler de l'encens en scandant  «  Wechsler, notre Dieu  » . Bref, c'est n'importe quoi. J’interviens donc dans l'espoir d'éclairer quelques lanternes, mettant à jour par la même occasion un vieil article du blog. (J'en avais déjà parlé un peu La Bottines Chelsea en Cuir Simili Type Modeuse HrxvqBH, mais ça manquait de structure.)





    Qu'est-ce qu'un test de QI ?

    Tout d’abord, qu’est-ce que le QI ? Il s’agit du quotient intellectuel, autrement dit l’expression d’une certaine forme d’intelligence, celle dite  « cognitive » ou  « intellectuelle » . Le QI (aussi appelé « QIT », pour « QI total ») est la synthèse d’un ensemble d’indices, des « sous QI » correspondants à différents champs de l’intelligence, évalués lors de la passation d’épreuves. Cette synthèse n’est pas une moyenne des indices : elle provient d’un calcul plus complexe, intégrant l’âge du patient. Le test de QI le plus utilisé au monde pour les adultes est le WAIS IV (Wechsler Adult Intelligence Scale), valable entre 16 et 80 ans. Il existe aussi le WISC V pour les moins de 16 ans et le WPPSI IV pour les enfants de 2 à 7 ans. Leurs dernières versions sont en vigueur depuis 2011 pour le WAIS et 2016 pour le WISC et le WPPSI. 

    Le test de QI ne mesure pas (et ne prétend pas mesurer) :

    - D'autres formes d'intelligence (sociale, émotionnelle, kinesthésique, créative, etc.)
    - La maturité d'un individu
    - Les qualités morales d'un individu
    - La valeur d'un individu

    (Rangez cet homme de paille, tout de suite !)

    A la passation du test, le QI est déterminé par une comparaison entre votre performance et celle de la moyenne de la population - établie à 100 de QI - à un âge donné. Notre société évoluant sans cesse, les tests sont mis à jour toutes les décennies, afin que le calcul demeure le plus proche possible de la réalité. Ainsi, un QI de 100 aujourd’hui n’est pas l’équivalent d’un QI de 100 il y a 15 ans ou 30 ans : le 100 désigne juste la moyenne en vigueur pour la version la plus récente du test. Bien sûr, il n'y a pas naturellement 50 % de gens d'un côté et 50 % de l'autre, partout et depuis toujours, il y a un ajustement volontaire ! C’est aussi en fonction de la moyenne que l’on fixe les seuils de la déficience intellectuelle (70 ou moins) et celui de la douance (130 et plus). Voilà pourquoi il est très important de passer la bonne version d'un test de QI.

    A échelle individuelle non plus, le QI n’est pas un score figé, mais plutôt une valeur estimée au sein d’une fourchette à un instant T : il peut varier légèrement d’une passation à l’autre, en fonction du niveau de stress, de la fatigue ou même du facteur chance.  Déclarer « J’ai 123 de QI » comme on annonce sa taille et sa couleur de cheveux n’a donc pas de sens…  Il est bel et bien possible d'augmenter son score de QI en s'entraînant sur des exercices du même type que ceux passés au test. Cependant, l'effet ne sera que temporaire : dès que vous arrêterez de vous exercer régulièrement, votre QI retrouvera son niveau initial. Le test de QI sert de base pour prodiguer des conseils adaptés à votre cas : il cherche donc à déterminer votre vitesse de croisière, celle qui colle à votre quotidien.  Tricher à un test de QI, c'est comme faire un énorme régime quelques semaines avant un examen du cholestérol, puis se remettre à manger n'importe quoi juste après : hormis pour votre satisfaction devant un résultat artificiel, cela n'aura pas d'utilité...

    Dans certains cas, le QI total n’est pas calculable. Du moins, le score obtenu en appliquant le calcul n’est pas exploitable, car non-représentatif des ressources cognitives du patient. Cela se produit en cas de QI dit « hétérogène », c’est-à-dire lorsqu’il y a plus de 15 points d’écart entre l’indice le plus élevé et l’indice le plus bas. (Dans le cas contraire, le QI est dit homogène.) Prenons le champion mondial de natation. Si on le met dans un bassin, il déchire tout.  Si on le met sur un ring de boxe, il se fait massacrer. Si l’on fait ensuite la synthèse de ses performances au 100 m papillon et sur le ring de boxe, le score obtenu sera… moyen. Est-ce que le champion mondial de natation est un sportif de niveau moyen ? Non, c’est un sportif de très haut niveau ! L’évaluer de la sorte n’est pas pertinent. C’est ce qu’il se passe pour les personnes au QI hétérogène.

    La raison de ces failles est simple : les tests de QI ont initialement été développés pour détecter la déficience intellectuelle. Ils devaient indiquer si le patient avait besoin ou non d’un accompagnement spécifique, pas lui détailler son horoscope. Les questions ne sont pas non plus faites pour chercher les limites du petit Jean-Génie (qu’il se cogne dans le plafond statistique, le petit Jean-Génie !), c’est pourquoi plus le score de QI s’éloigne de la moyenne, moins il est précis. L’usage des tests de QI a évolué, mais la base est restée la même. Afin de composer avec ces problèmes, au fur-et-à-mesure de leurs mises à jour, les tests de QI accordent de moins en moins d’importance au QI total et considèrent davantage les indices séparément.

    Enfin, le test de QI est relié à des standards culturels : il a été créé par les pays développés, pour les pays développés, où les gens sont habitués aux tâches théoriques et aux évaluations de type scolaire. Sa validité s’en voit compromise lorsqu’on l’applique à des populations au mode de vie éloigné. Par exemple, il existe des pays dont le QI moyen des habitants est sous le seuil de la déficience intellectuelle. Aux dernières nouvelles, ils ne sont pourtant pas plus cons que les autres… Mais il est évident que si on demande à des paysans du fin fond de la brousse de s’asseoir des heures pour résoudre des problèmes à des lieux de leur quotidien, on n’obtiendra pas un résultat représentatif des ressources humains locales. Le test de QI n'est pas non plus adapté à certains profils cognitifs : on a par exemple découvert que les autistes non-verbaux avec un faible QI obtenaient souvent des scores dans la moyenne ou au-dessus à d'autres tests d'intelligence n'incluant pas d'épreuves verbales, tels que les matrices de Raven. (Si le patient ne communique pas, c'est effectivement difficile de vérifier s'il a compris les questions..)

    En somme, il faut comprendre que le QI est une notion abstraite et relative. Le test est sensible à de nombreux facteurs et l e résultat obtenu est toujours dépendant de son contexte spatial et temporel. La fonction principale d'un test de QI n'est pas de vous coller un nombre sur le front, mais d'identifier où vous vous situez par rapport à une moyenne, où sont vos facilités et difficultés, afin d'en tirer quelque chose de constructif.


    Comment se déroule un test de QI ?


    ATTENTION :  
    Cette partie révèle des informations sur le WAIS IV  (test de QI pour les adultes). Si vous voulez éviter de biaiser votre future passation, je vous conseille de ne pas la lire.

    Avant tout, il faut savoir qu’un test de QI ne se passe pas tout seul. Il est réalisé dans le cadre d’un bilan psychologique, chez un psychologue ou neuropsychologue spécialisé. Il comprend le fameux test de QI, mais aussi des tests de personnalité, variables selon le praticien (TAT, test du portrait, Rorschach…). Le coût d’un bilan classique est autour de 300 euros. Le tarif peut augmenter s’il intègre des épreuves facultatives et/ou fait intervenir d’autres praticiens, dans le cadre d’une évaluation pluridisciplinaire (généralement vous êtes convoqués dans un centre spécialisé où vous passez la journée). Le bilan psychologique sert à évaluer le fonctionnement global du patient, mettre en exergue ses forces et ses faiblesses, ainsi que d’éventuels troubles. Il permet de déterminer de façon officielle et rapide si vous êtes une personne à haut potentiel intellectuel.

    Je vais détailler ci-dessous de quoi se compose le WAIS IV, le test de QI pour adultes (à partir de 16 ans) en vigueur depuis 2011. Quatre indices - divisés eux-mêmes en subtests - constituent le QI global évalué lors de ce test : l’ICV (indice de compréhension verbale), l’IMC (indice de mémoire de travail), l’IRP (indice de raisonnement perceptif) et l’IVT (indice de vitesse et traitement). Ils plafonnent chacun à un score de 150. Le QI total est indiqué sur l'échelle de Wechsler et le score maximal obtenable au WAIS IV est de 160. Si quelqu'un vous annonce que son QI est supérieur à ce nombre, c'est qu'il l'indique sur une autre échelle que celle de Wechsler, notamment l'échelle de Cattell (la plus utilisée aux Etats-Unis), qui monte à 196. Ou alors qu'il vous raconte des bobards. Les tables de conversion Wechsler/Cattell sont facilement trouvables en ligne.

    Indice de compréhension verbale (ICV) :  

    L’ICV est l’intelligence dite « brute » ou « cristallisée ». Elle désigne la faculté de l’individu à comprendre, classifier et manier les idées. On demande au patient d’expliquer des concepts abstraits, de reformuler des expressions ou de répondre à des questions de culture générale, le tout en étant attentif à la diversité et à la précision de son vocabulaire. Beaucoup pensent que l’épreuve de culture générale est très influencée par l’éducation, le niveau d’étude… En réalité, la plupart des questions relèvent de connaissances basiques, acquises à l’école et au collège. On n’évalue pas l’étendue de votre savoir, mais votre capacité à mémoriser des informations variées sur le long terme, à les organiser dans votre esprit et à les mobiliser en temps voulu.  Les personnes avec un bon ICV se reconnaissent à leur expression verbale riche et bien construite, leur curiosité (souvent de l’érudition) et leurs grandes facultés d’introspection. Ce sont les dicos sur pattes à qui vous faites relire vos mails pour vérifier qu’ils sont bien écrits. Beaucoup de gens atypiques doivent leur décalage à un ICV au-dessus de la moyenne.

    Indice de raisonnement perceptif (IRP) :

    L’IRP désigne l’intelligence « fluide ». Elle correspond au repérage et à la logique dans l’espace. Les épreuves d’IRP impliquent les matrices (des suites de figures à compléter), les puzzles et les constructions avec des cubes. Elles vérifient si le patient sait se représenter mentalement un objet en mouvement et comprendre la logique d’un enchaînement de motifs. Les épreuves d’IRP sont chronométrées et valorisent la capacité à s’adapter spontanément : le patient résout une série de problèmes logiques et visuels, jusqu’à ce qu’il sèche ou enchaîne trop d’erreurs à la suite. Généralement, l’IRP est le premier indice évalué pendant la passation. Les personnes avec un bon IRP ont un esprit logique vif et performant. Elles savent rapidement s’adapter à des situations nouvelles, ont souvent une coordination motrice et un sens du rythme bien développés.


    Indice de mémoire de travail (IMT) :

    La mémoire de travail est la mémoire à court terme. Elle prend en charge les informations à garder en tête le temps de résoudre un problème ponctuel. Les épreuves d’IMT regardent quelle quantité d’informations vous pouvez retenir sur un laps de temps court, et à quel degré d’aisance vous êtes capables de les manipuler. L’une mobilise la mémoire auditive pure, l’autre les facultés de calcul mental. Les personnes avec un IMT élevé ont de très bonnes capacités de concentration. Elles savaient aussi quoi répondre quand leur prof leur disait « Eh Bidule, qu’est-ce que je viens dire ? », ce qui avait le don de beaucoup énerver ce dernier.

    Indice de vitesse de traitement (IVT) :

    Le nom est explicite . Les épreuves d’IVT consistent à vous munir d’un stylo et à tracer dans les deux sens du terme. Elles sont toutes chronométrées et ne demandent pas de réflexions très poussées : il faut juste lire la consigne et l’appliquer le plus vite possible (cocher les bonnes cases, trier des symboles...). Les personnes avec un bon IVT sont… bah, rapides. Elles assimilent vite les consignes et effectuent vite les tâches. De rien, c’est moi.

    Notons qu'il y a des combinaisons typiques de certaines conditions neurologiques : par exemple, les autistes Asperger ont généralement un QI hétérogène avec un pic de compétence en ICV et un IRP à la traîne (à l'inverse des autres formes d'autisme), les dyslexiques et dyspratiques peinent sur les subtests de l'IVT, les personnes avec TDAH (trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité) rencontrent des difficultés sur l'IMT, etc. Le test de QI permet parfois de donner des pistes au patient en recherche de lui-même, en soulevant des aspects qui n'avaient alors jamais été envisagés.

    L’important lors d’une épreuve de QI n’est pas seulement l’aspect quantitatif. Le psy analyse aussi votre attitude pendant la passation. Vous pouvez obtenir le point à une question malgré une réponse erronée ou imprécise si vous avez mobilisé de façon manifeste une stratégie cohérente. Des raisonnements originaux, un haut niveau de stress, le fait que vous posiez beaucoup de questions… Les éléments qualitatifs de ce genre sont relevés et intégrés à l’analyse des résultats. Voilà pourquoi les tests de QI sur Internet sont des impostures ! En dehors du fait que la plupart se résument à des épreuves de matrices (ce qui, nous venons de le voir, représente une infirme partie d’un test de QI) ils se contentent de vérifier bêtement les réponses vraies et fausses en négligeant une composante cruciale. Un algorithme - qui en général se fout que vous ayez 8 ou 97 ans - vous balance un résultat vide de sens. Si ces impostures fonctionnent si bien, c'est parce que de nombreuses personnes pensent qu'une telle démarche est pertinente et comparable au travail de professionnels. Ce qui nous fait une transition...



    La démago autour du test de QI


    La plupart des critiques des tests de QI semblent viser leurs contrefaçons sur Internet ou reposer sur des raccourcis témoignant d'une méconnaissance du sujet. Il n'est pas rare que des individus célèbres, au demeurant brillants (ou pas), critiquent publiquement les tests de QI ou la notion même de QI tout en n'ayant pas pris la peine de se renseigner dessus.

    Exemple concret et parlant (je l'espère) : imaginez un monde où le grille-pain est un objet méconnu du grand public. On sait que ça sert en gros à faire chauffer des aliments, mais les détails demeurent mystérieux. Dans la fiction, on évoque parfois le grille-pain et le fait qu'il sert à faire chauffer des trucs, toujours en restant flou. Vous vous procurez un grille-pain et vous tentez de vous en servir pour faire cuire des pâtes, des pommes de terre, des courgettes, et pour faire griller du pain. Devant le constat que le grille-pain n'est bon qu'à griller du pain, vous rédigez donc un article expliquant que le grille-pain est inutile : il ne fait pas tout chauffer, il y a plein d'autres aliments que le grille-pain ne prend en charge (et/ou que d'autres appareils ménagers prennent mieux en charge), et cet objet qui a la prétention de tout faire chauffer est sûrement le produit d'une campagne de manipulation capitaliste de grande ampleur...  Ce raisonnement semble absurde, car tout le monde sait clairement à quoi sert un grille-pain.  Le test de QI, par contre, si le grand public est au courant qu'il mesure l'intelligence, la méconnaissance des détails (quelle type d'intelligence est mesurée, comment, etc.) et la tendance des médias à le mystifier fait qu'il est traité de la même façon que notre grille-pain. 

    Le critique fait une projection (le test de QI mesure l'intelligence humaine, il est 100 % clair, précis, parfait !), est déçu de constater l'écart entre sa projection et la réalité (ah, en fait il ne mesure qu'une forme d'intelligence, et d'une façon limitée...), puis tape sur son homme de paille en place publique pendant que les adorateurs de  PetitCollin et R.H scandent en chœur :  « O h oui, c'est vraiment pourri les tests de QI, ils (c'est un complot) veulent nous faire croire que l'intelligence se résume à des problèmes de maths, c'est un truc de neurogauchers qui ne marche qu'avec les moutons, ils n'ont rien compris à l'intelligence humaine, tellement plus diversifiée !  » Oui, parce que (j'énumère les croyances qui ressortent le plus) : le test de QI prétend mesurer l'intelligence humaine dans toute sa profondeur + le test de QI consiste en des problèmes de maths + le test de QI se présente sous une forme unique, est géré par une entité unique dans une condition unique, et en plus n'est pas capable de détecter les individus hors-normes  + (bonus) le test de QI a été créé par des espèces d'abrutis qui n'avaient pas du tout réfléchi aux problématiques précédentes, heureusement que des tas de gens qui ne se sont jamais documentés sur le sujet sont là pour en juger, parce qu'Internet rend toute parole experte, vive Internet   >> et c'est le JACKPOT !!!

    Je ne cache pas mon aversion pour ce réflexe de démonter quelque chose dont on ignore la construction, la signification et le but, parce qu'il ne s'accorde pas à la vision simpliste qu'on en a - et qu'on ne va jamais chercher à faire évoluer... Pour le bien du savoir et de l'esprit critique universels, chers congénères humains, arrêtons d'exprimer notre opinion : exprimons notre opinion renseignée Le test de QI est imparfait, il a encore besoin d'évoluer et de s'améliorer, mais il s'agit actuellement de l'outil le plus précis pour évaluer l'intelligence cognitive de la grande majorité des gens. Il serait une erreur de le surestimer, de faire du QI un référent universel (il est bien trop dépendant d'un contexte), mais force est d'admettre qu'il demeure très utile pour expliquer ou révéler certaines caractéristiques chez le patient.

    Chouettement vôtre !


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  3. Salutations, masses ignares et corrompues !

    Me voici de retour avec ma grande objectivité analytique, pour vous livrer une nouvelle véritable Vérité vraie sur un autre modèle de personnalité : l’ennéagramme. Vous avez forcément rencontré ces pokémons dans votre entourage (si vous n'en êtes pas un vous-mêmes, car les chiffres démontrent que je suis lue par beaucoup de gens un peu bizarres) et c’est avec plaisir que je viens valider votre vision étriquée du genre humain.  En farouche opposante à la discrimination, je jure de faire de mon mieux pour cracher sur tout le monde de manière équitable. Assez tergiversé...



    « Je ne suis pas maniaque, j'aime juste quand tes deux bouts de lacets font exactement la même longueur. »

    Un 1 anonyme

    Vous vivez sur Terre : le 1, lui, vit sur une maquette géante customisable qui devrait correspondre à 100 % à l’illustration sur la notice. La notice, c’est lui qui l’a conçue. Le 1 a toujours une bonne raison de critiquer l’imparfaite personne que vous êtes : vous n’avez pas fait sécher votre serviette sur le bon étage du sèche-linge, vous versez votre lait en orientant la brique 30° trop haut, vous confondez les rongeurs et les lagomorphes, vous ne balancez pas vos bras au rythme de sa marche militaire préférée…  Le 1 peut lancer des lasers avec ses yeux et castrer les gens par la pensée.   Quand vous soufflez au 1 qu’il est peut-être un poil soupe au lait, il réplique, sur un ton posé témoignant d’une maîtrise absolue de son chi : « MAIS JE SUIS TRES CALME !!!! ». Néanmoins, contrairement à un dictateur classique, le 1 partage le sort du peuple : vous le surprenez souvent en train de se flageller car son écriture dans le Death Note n'est pas assez belle.



    Je vous laisse imaginer la multitude de choses que peut faire le 1 avec ce balai.

    Dans l’ennéagramme classique, la base 1 représente la passion de la Colère.  La plupart du temps, le 1 la retient en serrant très fort les dents, car cette vile manifestation dessinerait des rides inconvenantes sur son visage - parfaitement symétrique. La base 1 a une connexion à la base 4 : il arrive effectivement au 1 de s’écrouler par terre sur une OST au violon lorsque la médiocrité ambiante a atteint le cœur. Il semblerait que malgré tout, le 1, grâce à sa connexion au 7, soit capable d’actionner ses zygomatiques et même de pratiquer l’auto-dérision.

    Compatibilité  : le 1 sera en mesure de cohabiter avec vous sans vous détester si vous êtes une statue sculptée d’après le Nombre d’or ou une copie de lui-même en plus rigoureux. Il poursuit le 7 avec un sécateur à ses heures perdues.


    L'ennéatype 2 : Le stalker


    « J’ai vu de la lumière, alors je suis venu vous sauver. »

    Un 2 anonyme


    Le 2 est le superhéros dont la ville a besoin. Comme il est indispensable à  tout le monde, il a développé un don d’ubiquité : peu importe où vous êtes, il surgira toujours d’un buisson à votre secours avec un immense sourire et une cape flottant au vent. Le 2 court devant vous pour vous tenir les portes que vous ne comptiez pas emprunter, il aide votre grand-mère à traverser la route pendant qu’elle se débat en hurlant « Mais reposez-moi, malotru !! », et en plus, il vous a préparé du thé et des gâteaux de votre parfum préféré. En effet, vous ignorez comment, mais le 2 connaît tous vos goûts. D’ailleurs, depuis que vous le connaissez, vous entendez des bruits étranges sous votre fenêtre le soir et un expéditeur anonyme vous envoie des photos de vous endormi avec un filtre cœurs, ce qui commence à vous faire flipper. Le 2 agit de manière totalement désintéressée, c’est pourquoi si vous omettez de lui dire « Merci », il vous arrache le visage.
    «  Je fais tout ça pour ton bien...  »

    Dans l’ennéagramme traditionnel, la base 2 est associée à la passion d’Orgueil. (Même s’il agit juste par pure bonté, parce qu’il est très bon.) La base 2 est connectée à la base 8. En effet, quand le 2 ne se sent pas assez estimé, il envoie ses dragons purifier des villes par le feu et exige qu’on ploie le genou en signe de soumission à sa grandeur. Le 2 entretient par ailleurs une connexion au 4 : il lui arrive ainsi de se sentir exister sans le regard des autres et de vouloir également aider son reflet dans le miroir.

    Compatibilité : le 2 adopte tout le monde, son amour n'a pas de limites... mais si voulez être spécial à ses yeux, il faudra en plus accepter qu’il vous donne le biberon.


    L'ennéatype 3 : The American Dream


    « La vérité, je vais débuter cette journée en sortant de mon lit avec succès ! »

    Un 3 anonyme

    Le 3 est un winner, parfois un peu trop. Il a fait son stage de 3 e dans le service administratif de Polytechnique grâce à un piston : suite à cela, il a écrit dans son CV « J’ai fait Polytechnique à seulement 15 ans », il a organisé des séminaires à 250 euros enseignant comment une motivation sans bornes permet d’atteindre le sommet de l’échelle sociale, et il est devenu professeur de Défense contre les forces du Mal à Poudlard. Vous l’aurez compris, le 3 ne commet que des actes de grande ampleur et vous êtes particulièrement au courant de ces derniers. Il a créé une exposition virtuelle de photos de lui en costard sponsorisée par Colgate… pardon, un site de coaching, afin que tout le monde puisse l’égaler – enfin, pas trop quand même. Le 3 a l’avantage de ne jamais commettre d’erreurs : il ne rencontre que des opportunités d’améliorer son potentiel. Vous savez désormais qui contacter afin de redresser votre entreprise « dont le taux de rendement pourrait beaucoup s’améliorer ».

    « Moi, cinq fois Lauréat du selfie le plus charmeur... »

    Dans l’ennéagramme traditionnel, l’ennéatype 3 représente la passion du Mensonge. Sans déc. La base 3 est reliée à la base 9, ce qui incite parfois le 3 à vous soutenir en relevant gentiment vos plus grands talents. (« Tu t’es battu pour obtenir la dernière baguette de pain disponible, you’re amazing !!! Le monde a besoin de winners comme toi ! ») Le 3 est aussi connectée à la base 6, grâce à laquelle il peut cultiver sa horde de fans et l’envoyer au besoin liquider les insolents qui prétendent réussir mieux que lui.

    Compatibilité : Le 3 est un individu très sympathique et encourageant, tant que vous êtes moins diplômé que lui et que vous l’applaudissez quand il pratique son brossage de dent avec succès. Le 3 s'allie souvent avec lui-même et apprécie  coopérer  de temps à autre avec lui-même.


    L'ennéatype 4 : Le dramaturge


    « Il y a méprise : contrairement aux autres 4, je souffre réellement plus que tout le monde. »


    Le 4 est une âme délicate et brisée © , éternellement éconduite du commun des mortels. Il a vécu le passé le plus horrible que vous puissiez concevoir, et même pire : en fait, laissez tomber, vous ne pourrez jamais comprendre. Vous n’êtes pas aussi bouleversé que lui lorsqu’il contemple des perles de pluie laminer la vitre, avant de serpenter le long de celle-ci, telles des larmes de la Voûte Céleste symbolisant la tempête intérieure  qui le dévore. Vulgaire populace que vous êtes. Tout ce que fait le 4 relève de l’Art , de la Beauté . Malheureusement, il n’est inspiré que dans la souffrance . Quand son moral commence à devenir potable, il fonce donc se coincer les doigts dans une porte afin de retrouver un état décent. Le 4 ne parvient pas à percer ce grand mystère de son existence : pourquoi il ne pète jamais la forme ? En attendant que son âme-sœur   descende des cieux pour lire directement au fond de son être, il repeint sa maison de toute les couleurs de son spectre émotionnel.


    « Ma vie ressemble à un scénario de roman fantasy jeunesse. »


    Dans l’ennéagramme traditionnel, le 4 est le représentant de la passion d’Envie. En plus d’envier la satisfaction qu’il n’obtient pas assez, il se plaint du fait que sa propre satisfaction provoque l’envie de ne plus être satisfait. Tout est très complexe dans la tête du 4. Sa connexion à la base 1 tente de rétablir un semblant d’ordre, mais elle l’invite surtout à se lamenter davantage sur l’imperfection humaine. De son côté, la connexion du 4 au 2 lui rappelle qu’il peut se chercher une raison d’être en devenant une icône de la scène ou en inventant une prophétie autour de son voisin de palier.

    Compatibilité :  le 4 vous choisira sans doute comme son âme-sœur si vous n’existez pas. Les 4 se réunissent en comités secrets de 4 dans lesquels ils racontent leur vie antérieure sur un planète lointaine, puis, jaloux les uns des autres, finissent par s’entretuer.


    L'ennéatype 5 : L'exilé

    « ... »


    Le 5 côtoie encore la civilisation car on ne capte pas le wifi au sommet de la montagne. Et que ses piles de livres et ses figurines collector se ramasseraient dans la pente. Le 5 sort parfois de son bunker pour s’exposer au monde extérieur, mais malgré sa haute expertise dans au moins huit sujets abscons, il préfère vous offrir sa superbe imitation de carpe. Le reste du temps, il fait exprès d'utiliser des mots compliqués pour se sentir intellectuellement supérieur. D'ailleurs, le 5 ne parle pas : il énonce des exposés. Il rêve d’un monde où le peu d’humains en vie ne débitent que des propos rationnels. On pourrait croire que le 5 est un robot, mais détrompez-vous, c’est un être sensible : vivre entouré d’abrutis incultes tels que vous le chagrine beaucoup. Le 5 ne supporte pas de ne pas maîtriser un truc : quand il s’aperçoit qu’il n’est pas un génie absolu, il se sent indigne d'être exposé à votre vue et court se planquer dans sa tanière. Il résout actuellement ses problèmes de sociabilité en évitant les gens.

    « Jour 684 : je soupçonne le voisin d'avoir découvert que ma maison est habitée... Dans le doute, je ne sors pas pendant les 2 prochaines semaines. »

    Dans l’ennéagramme traditionnel, la base 5 est associée à la passion d’Avarice. Il fait illusion en étalant sa Science, mais quand est-ce qu’un 5 a sacrifié son après-midi geekeries pour vous, je vous le demande. La base 5 est connectée à la base 7, ce qui explique ses soubresauts hédonistes (dont le rythme suit celui des soldes Steam et des conventions SF) et son goût pour jouer avec vos nerfs. Elle a également une connexion à la base 8, correspondant au moment où le 5 découvre qu’il possède un corps et peut s’en servir pour jeter une Casio graph 35+ au visage de ceux qui franchissent son périmètre de sécurité. 

    Compatibilité : Le 5 se laisse difficilement approcher, car vous pourriez vous rendre compte qu’il est doté d’émotions. Il tire à vue sur le 3 à travers une meurtrière installée dans ses toilettes. La légende prétend que quelques élus auraient un QI suffisamment élevés pour invoquer le 5 dans la réalité.


    L'ennéatype 6 : Le fanatique

    « Je choisis continuellement la pilule rouge. Enfin, je crois… » 


    Le 6 possède un don hors du commun : il est capable de voir un potentiel danger absolument n’importe où. Se sentant investi de la mission d’alerter l’humanité, il passe ses journées à mettre en garde contre les jeux-vidéo, la colère de Dieu et les compotes pêche-abricot (une étude sérieuse de Ilssontpartout.com prouve qu’elles rendent vos enfants autistes et capitalistes). Problème : en dehors du fait que personne ne le prend au sérieux, le 6 doute aussi de ses propres idées. Les 6 se réunissent donc en groupes de gens qui pensent comme eux afin d’établir la Grande Vérité et de combattre ensemble la pensée unique. Une meute de 6 est régie par des règles très strictes (parmi les plus classiques : parler en franglais, être obsédé par son genre et détourner la science dès que possible) et a légèrement tendance à se radicaliser. Les  dissidents se font trancher les doigts au katana ou sont sacrifiés sur un pentacle à la gloire de Sithis.

    «  Bonum commune communitatis, amen. »

    Dans l’ennéagramme traditionnel, le 6 symbolise la Peur. Entendons-nous bien : il n’est pas en proie à la peur, il est juste clairvoyant et réaliste, encore plus quand d’autres gens clairvoyants et réalistes valident son propos. La base 6 a une connexion à la base 9. En effet, le 6 se rend compte à l’occasion que fournir une écoute bienveillante à ses proches leur fait plus de bien que de leur matraquer sa propagande hypocondriaque H24. Le 6 dispose aussi d’une connexion au 3, pour lui rappeler combien ses manifestations publiques font grimper sa côte sociale. 

    Compatibilité : Le 6 est fait pour vous si vous comptez ne pas faire vacciner vos futurs enfants et que vous aimez hurler à la pleine lune en compagnie de vos frères de sang.


    L'ennéatype 7 : L’attraction ambulante



    « Une maison balayée par un cyclone, ça fait partie de la vie, hein ! Tu viens prendre une bière ? »

    Un 7 anonyme

    Le 7 est le roi Midas du fun : tout ce qu’il touche devient amusant et cool. Il semblerait que les rares choses qu’il n’arrive pas à rendre fun causent des brûlures à son épiderme, ce qu’il combat par une carapace d’optimisme quasi-indestructible.  A toute heure de la sainte journée (ceci est une blague : les 7 iront en Enfer),  le 7 se promène avec des accessoires induisant le fun, tels que des instruments de musique, des gadgets inutiles derniers cris et autres gods multicolores. Il  est tellement discret que quand il traverse un lieu, les cartes se mettent subitement à le localiser - ce qui est plutôt pratique pour attrouper ses congénères. Casse-couille de niveau olympique,  anarchiste notoire,  spécialiste des blagues douteuses, l e 7  est incapable de respecter la moindre règle : la présence même de respect dans son organisme est contestée par certains experts. A  peu près tout le monde aime le 7, mais à peu près autant de monde a déjà aussi eu envie de l'étriper.


    Dans l’ennéagramme traditionnel, le 7 représente la passion de la Gourmandise. Et c’est vraiment génial. La base 7 est connectée à la base 5 : beaucoup de 7 développent un côté érudit et deviennent encore plus pénibles lorsqu’ils veulent vous prouver qu’ils ont raison. Elle est aussi connectée à la base 1 : de temps en temps, une conscience psychorigide vient lui coller un puissante gifle en lui rappelant que son existence est aussi stable que les engagements d’un personnage politique. 

    Compatibilité : Le 7 est le compagnon idéal si plusieurs personnes habitent dans votre tête et qu'aucune n'est ennuyeuse. Le 7 voit le 1 dans ses cauchemars.


    L'ennéatype 8 : Ton boss


    « Chialer à cause d’un bras coupé, c’est pour les faibles ! Passe-moi un doliprane ! »

    Un 8 anonyme

    Le 8 veut vous dominer, tout le temps, de toutes les façons possibles, et il est apparemment aussi increvable qu’un tardigrade. Certains 8 sont des intellectuels : du haut de leur gros QI, ils font des battle de thèses diffusées sur les chaînes radio élitistes ou des podcasts Youtube sous lesquels s’affrontent des beaufs racistes et des social justice warriors. Le tout en ayant pris soin de rendre leur opposant cocu avant, afin de pouvoir placer cette information un max de fois au cours de leur intervention. D’autres 8 n’ont pas de cerveau et deviennent présidents des États-Unis. Ils dégagent un arôme naturel de bière et font bâtir des tours énormes et rutilantes comme leur engin (je parle bien entendu d'un 4x4), de préférence en rasant au passage un orphelinat pour bébés animaux en voie d’extinction, preuve ultime qu’ils ne sont pas des tapettes. Vous êtes impuissants face au 8 : le  8 a trop de swag, trop de thunes et trop de chars d’assaut..


    « J’AI UN FLINGUE, TU VAS FAIRE QUOI ?! »


    Dans l’ennéagramme traditionnel, le 8 représente la Luxure. Est-il nécessaire d’ajouter un commentaire ? La base 8 est connectée à la base 2. Eh oui, parfois, le 8 devient bon et généreux : il recueille les petits orphelins fragiles au lieu de les piétiner et les entraîne à devenir soldats dans son armée. La base 8 est également reliée à la base 5 : quand le 8 est un peu stressé, il envoie sa milice espionner les citoyens, au cas où leur marque de dentifrice favorite témoignerait d’une volonté de le renverser du pouvoir.


    Compatibilité : Le 8 n’estime que les vrais bonhommes (il faut prononcer les « o » avec l’accent nordique). Oui, même si vous êtes une femme. Survivez deux mois dans la jungle muni d’un couteau-suisse, et il vous explosera la poigne en signe de respect.


    L'ennéatype 9 : L’ours en peluche


    « Qui suis-je ? Euh... Après réflexion poussée, il me semble être un humain plutôt qu'un édredon. »

    Un 9 anonyme

    Le 9 est cette personne douce et nonchalante qui écoute tous vos malheurs en marmonnant « Là, là, là… » et ne vous fait pas payer à la fin. Il est toujours d’accord avec tout le monde, hormis les 36 du mois où il devient un énorme monstre vert et détruit votre salon. Pour compenser, il passe le reste de l’année à s’excuser d’exister. Le 9 s’évertue à n’avoir aucune préférence de film ou de parfum de glace, sauf si l’une des options vous plaît mieux. A force de toujours vouloir aller avec le courant, il a fini par se dissoudre dedans. Les profs l’oubliaient en faisant l’appel et on l’a déjà confondu avec un porte-manteau. La journée typique d’un 9 consiste en une série de mouvements pendulaires entre son lit et son frigo. Notez toutefois que certains 9 trouvent d’autres moyens de ne pas songer à leur absence d’ambition, par exemple en posant des pansements sur tout un tas de petits animaux ou en s’entraînant secrètement au MMA.

    « Quand j'ai envie qu'on me foute la paix, je mets un pull assorti au papier peint...  »

    Dans l’ennéagramme traditionnel, la base 9 est le symbole de la Paresse. Et même de l’auto-paresse : quand une introspection s’impose, le 9 n’a subitement plus d’énergie… La base 9 a une connexion à la base 3 : celle-ci est visible quand le 9 s’aperçoit qu’il possède la Force et se met à réaliser des choses avec. La base 9 est aussi liée à la base 6. Elle rend le 9 plus alerte et stimule son instinct de justicier – car le 9 détruira le Mal avec le pouvoir de l’Amour. 

    Compatibilité : le 9 est le compagnon rêvé des insomniaques (LOL, sacrebleu, que je suis hilarante) car il vous injecte du sédatif en même temps qu’il vous parle. Le 9 s'entend bien avec le 5, puisque ce sont tous les deux des fantômes.


    J'espère que je ne vous ai pas offensé, vraiment, vous m'en verriez tellement confuse...  Sur ce, le monde ne va pas se conquérir tout seul.








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  4. Voilà les résultats du sondage « Douance et MBTI » ! Je tiens avant tout à souligner que cette étude n’a rien d’officiel et ni de fiable. Je vais passer en revue les biais qui la caractérisent :

    Tout d’abord, nous verrons qu’il n’y a qu’environ 53 % de répondants dont on est sûrs qu’ils soient HP (bilan psychologique ou évaluation qualitative d’un psy), les autres cas étant des hypothèses. Mon but était de m’intéresser à ce que pensent ces potentiels HP en questionnement, c’est pourquoi je les ai inclus dans le questionnaire. Ce simple choix flingue totalement le sondage d’entrée de jeu sur le plan quantitatif, mais permet d’obtenir une dimension qualitative intéressante. Ensuite, nous n’avons aucun moyen de savoir si les répondants ont tous un typage correct. Et quand bien même ce serait le cas, la diffusion très orientée du questionnaire achève de détruire la crédibilité quantitative des résultats. On observe en effet une prépondérance des types IN dans la communauté MBTI (ces derniers étant les plus tournés vers l’introspection abstraite), par opposition à la rareté d’autres types qui pourtant abondent en dehors. Par ailleurs, un sondage professionnel douance/MBTI est disponible dans le livre Surdoués : s’intégrer et s’épanouir dans le monde du travail de Céline Bost (j’en parle ici), pour les curieux. J'en développerai quelques données plus tard. Ceci dit, voyons les résultats !




    Qui sont les répondants ?


    Ce sondage a eu 227 répondants. Voici les graphiques concernant les personnes ayant participé à l’étude. Je décrirai textuellement ceux qui sont illisibles à cause de la surcharge de données.


    Je précise que le sondage a été diffusé sur d’autres pages Facebook : la moyenne d’âge présente ici ne reflète donc pas celle de mon blog - qui est, si j’en crois d’autres sondages, plutôt entre 18 et 30 ans.


    Comme les phrases de réponse étaient trop longues, on ne pouvait pas les lire sur le graphique récapitulatif. Je reprends donc :



    35,7 % : J’ai été diagnostiqué dans le cadre d’un bilan psychologique chez un psychologue ou neuropsychologue.

    17,2 % : Je n'ai pas passé de bilan psychologique, mais un professionnel psy, après observation de mon cas, pense que je suis surdoué.

    16,7 % : Auto-diagnostic permanent après recherches personnelles : je ne compte pas me faire évaluer par un professionnel.

    11 % : Auto-diagnostic provisoire après recherches personnelles : je compte me faire évaluer prochainement par un professionnel pour vérifier.

    11 % : J'en sais rien, des surdoués autour de moi s'acharnent à me convaincre que je suis des leurs.

    On trouve de tous les types dans chaque catégorie, mais il y a quelques corrélations notables. La dernière catégorie de réponses (soupçons de l'entourage) est en majorité constituée de F. Cela pourrait s'expliquer par le fait qu'ils sont plus sensibles à l'opinion des autres que les T. La majorité  des S sont non-diagnostiqués. (Et donc, suivant cette logique, la majorité des SF sont là parce que leur entourage pense qu'ils sont HP.)  Pour ma part, je pense qu'il y a  un sous-diagnostic des HP de type S, sans doute dû au fait qu'ils sont mieux adaptés à la société et n'ont pas de raison de claquer leur argent pour un test, ou même de faire des recherches pour mettre un mot sur un décalage gênant.  

    Autres réponses : il y a eu quelques évaluations par le Mensa (une association d’échange réservée aux HP confirmés), alternative que j’avais oublié de mentionner. A part ça, ces réponses venaient principalement des non-diagnostiqués qui avaient des soupçons sur eux après le diagnostic d’un membre de leur famille (enfant ou membre de la fratrie essentiellement). Le phénomène ayant une part génétique, il est commun que la présence d’un HP dans une famille signifie qu’il y en ait d’autres. Enfin, quelques personnes ont obtenu un diagnostic négatif lors d’un bilan psychologique, mais estiment que le jugement du psychologue était erroné. Certains ne se justifient pas, d’autres expliquent que leur QI global était très hétérogène ou qu’un trouble du type TDAH/dys (n’ayant pas été pris en compte) dissimulait leur potentiel.

    Difficile d’estimer l’honnêteté de ce genre personne – d’une façon générale et pas spécialement ici. Il y a effectivement des psychologues incompétents : ils font passer les versions obsolètes des tests de QI, jugent bêtement sur un chiffre, ignorent des données cruciales, etc. Cela est dramatique pour ceux qui ont besoin de comprendre leur fonctionnement ou d’avoir une reconnaissance de leur particularité. Dans certains cas aussi, même avec la compétence du psy, le bilan est non-concluant : le patient est entre deux eaux, pas neurotypique mais pas HP non plus, ce qui peut provoquer de la frustration s’il cherchait une case bien définie… A côté de cela, il y a enfin des gens qui n’assument pas d’abandonner une hypothèse attrayante. Ils sont venus au test dans une logique de « challenge/récompense » en plaçant le HP sur un piédestal, et ressentent le résultat comme un échec personnel, une rétrogradation. La source du problème est la même que pour ceux qui n’osent pas passer les tests par peur de paraître prétentieux : si le HP n’était pas perçu comme supérieur de base, il n’y aurait pas de raison de subir ces émotions. Pour rappel : le QI n’exprime pas l’intelligence de quelqu’un, seulement une forme d’intelligence (on peut avoir un gros QI et être un connard antipathique, n’avoir aucune idée constructive et ne rien savoir faire de ses mains) et encore moins sa valeur. Une vision très difficile à intégrer dans notre société, j’en conviens…



    Sans surprise, grosse majorité d’IN. Je donne les détails :

    Abl10600 BalaMasa Abl10600 Sandales BalaMasa BalaMasa Compens Compens Compens Sandales Abl10600 Sandales 0xwqOZR
    INFJ : 22 %
    INFP : 20,7 %
    INTP : 17, 2 %
    INTJ : 12,8 %
    ENFP : 7,5 %
    ENFJ : 3,5 %
    ISTP : 2,2 %
    ISTJ : 1,8 %
    ENTJ : 0,9 %
    ESFJ : 0,9 %
    ESTJ : 0,9 %
    ESFP : 0,9 %
    ESTJ : 0,9 %
    ISFP : 0,4 %
    ESTP : Invisible à l’œil nu sur le camembert.


    Les répondants non-testés et leur vision du bilan psychologique



    Mes questions étaient orientées dans le but d’évaluer comment les répondants considéraient la douance, ainsi que les moyens de l’évaluer. Voici les réponses à la question :  « Si vous ne comptez pas vous faire évaluer professionnellement, expliquez pourquoi. »  :

    40,7 % : Les tests sont trop chers. 

    La raison la plus commune. Le bilan psychologique classique (test de QI + 3-4 tests psychologiques) est accessible pour 300 € en moyenne. Fuyez les offres grimpant dans les 400-500 €, c’est une arnaque (sauf s’il s’agit d’un bilan extrêmement complet, où on vous convoque une journée entière auprès d’une équipe pluridisciplinaire). Leur prix a une raison d’être si élevé : si les tests étaient trop accessibles, ils deviendraient un loisir. Tout le monde voudrait tester son QI et avoir son analyse personnelle, et les psychologues, par manque de temps, seraient obligés de créer des listes d’attente. Les personnes véritablement dans le besoin de passer le bilan finiraient pénalisées. Et puis, quand il est vital de se faire évaluer, sacrifier l’achat d’un nouvel écran ou un séjour de vacances ne pose pas de problème. (Personnellement, j’ai demandé à mes proches de me le financer pour mon anniversaire.)

    22,2 % : J'ai peur que le bilan indique que je ne suis pas surdoué, alors que l'idée était satisfaisante  pour moi.

    19, 4 % : J'ai la flemme

    17,8 % : Inutile d'aller confirmer ce qui est déjà évident pour moi.

    16,7 % : Je suis trop stressé et angoissé/je manque de confiance en moi (cas de handicap/trouble/maladie exclu), les résultats seraient bien en-dessous de mon potentiel réel.

    Je ne sais pas trop d’où sort la croyance que les HP diagnostiqués, eux, ont débarqués au cabinet en sautillant gaiement et ont passé un moment super relaxant et fun, mais elle est apparemment assez présente.

    15,7 % : Je pense que les tests sont construits pour détecter certains surdoués, les  «  bons élèves  » , mais que les moins adaptés à la société passent entre les mailles.

    Dans la continuité du point précédent, je voulais vérifier l’importance des préjugés sur le bilan psychologique (au sujet duquel beaucoup de monde parle, mais bien peu de monde sait réellement ce qu’il en est…). Une personne renseignée seraient au courant de l’importance de l’aspect qualitatif du bilan, et du fait qu’aborder les problèmes sous un angle atypique durant un test de QI renforce l’hypothèse HP. (Les réactions du patient comptent aussi, et pas seulement la véracité de ses réponses. Principale raison pour laquelle les tests de QI en ligne sont inefficaces.) On peut mettre en cause les représentations erronées du bilan psychologique auprès du grand public.

    12 % : J'ai un handicap/un trouble/une maladie qui fausserait grandement les résultats (Ex : dépression, trouble anxieux fort, trouble dys...) Je préfère attendre de me soigner ou trouver une solution alternative.

    Il est effectivement déconseillé de passer un test de QI sous traitement médicamenteux lourd. Pour les troubles du style TDAH/dys, il faut bien s’assurer que le professionnel chez qui l’on se rend est compétent dans leur prise en compte, car ils ont tendance à rendre le QI global ininterprétable et forcent le psy à beaucoup s’appuyer sur l’aspect qualitatif du bilan. Quand son patient se tape des ICV : 145 / IRP : 128 / IMT : 82 / IVT : 75 / QIT : NAWAK, il a plutôt intérêt à savoir de quoi il parle !

    12 %  : D'autres pensent que je devrais, mais moi je ne crois pas être concerné, ou cela ne me préoccupe pas plus que ça...

    Certains surdoués n’ont pas de problèmes particuliers dans leur quotidien, donc ne se retrouvent jamais chez un psy, donc peuvent ne jamais être détectés…   J’ai aussi autour de moi un certain nombre de HP évidents qui ne souhaitent pas passer de tests à cause d’un déni persistant, ou bien car cela ne les intéresse tout simplement pas. Ils n’ont pas une approche affective de la chose (pas de quête identitaire autour du sujet, pas besoin d’être soulagé, etc.) et aucun bénéfice technique à en tirer : dépenser leurs sous n’a pas de sens. (J'en reviens à mon hypothèse de S sous-diagnostiqués.)

    6, 5 %  : Je ne trouve pas de professionnel adapté dans ma région.

    5,6 % : J'ai eu de mauvaises expériences dans le milieu psy, je n'y remettrai pas les pieds.

    La plupart des autres réponses étaient des répétitions des réponses déjà proposées, avec une formulation différente (peur du résultat négatif, ça sert à rien, ça ne m’intéresse pas, c’est qu’une étiquette qui ne change rien à ce que je suis…). J’ai eu une référence à une possibilité de haut QE plutôt que de haut QI, ce qui rendait le test de QI inintéressant à passer. Je ne pense pas qu’il existe de test de QE standardisé en français (dommage, ça pourrait être utile), même si cela viendra peut-être. Je crois que cela existe en anglais, en revanche. Enfin, un répondant (venu ici car soupçonné d’être HP par d’autres HP) a précisé qu’il était INFP et avait des difficultés en milieu professionnel.



    Définir la bête

    Voici les réponses à la question « Quel(s) mot(s) employez-vous pour désigner un surdoué ? »

    57,3 % : Haut potentiel intellectuel (et ses acronymes)

    48 % : Zèbre

    34,4 % : Surdoué

    21,1 % : HQI/THQI

    11,5 % : Intellectuellement précoce (et ses acronymes)

    7,9 % : Surefficient mental

    4,8 % : Cerveau droit

    Pas de corrélation particulière entre l'appellation choisie et les types des répondants. Les autres réponses sont individuelles (représentant chacune 0,4 %). On a le classique anglophone « gifted », APIE (atypique personne dans l’intelligence et l’émotion), « 100 % cerveau droit et 100 % cerveau gauche », X-Men (y’en a qui en savent trop, ici), « Tout seul » et « TSE » (en référence au blog Manuel de survie pour zèbre en milieu hostile , où l’auteure nomme ainsi les surdoués), « Divergent », « Intelligence parallèle », « Doué » (terme populaire au Québec), « Personne ayant des facilités d’apprentissage », « Multipotentiel », « Génie ». « Haut potentiel » tout court a été évoqué plusieurs fois, sans doute pour inclure le « émotionnel » (« HPE » était d’ailleurs également présent). C’était volontaire : par « surdoué », je parle toujours d’une personne avec une surefficience intellectuelle (QI > 130 sauf exception), et je voulais voir si des gens tenteraient d’élargir la définition. Il y avait justement des termes confondant le haut potentiel avec d’autres conditions, de portée plus large : atypique, hypersensible. Ils sont revenus plusieurs fois, seuls ou combinés avec d’autres facteurs (j’ai eu par exemple un « pensée en arborescence + hypersensible »). Quelques répondants affirment ne pas nommer les surdoués, ne trouvant pas pertinent d’user d’un terme unique pour désigner un ensemble aussi hétéroclite.

    Voici maintenant les réponses à la question « Quels critères définissent la douance selon vous ? Si une option n'est pas cochée, cela signifie que d'après vous, on peut être surdoué sans présenter la caractéristique. »

    Une grande intensité émotionnelle (visible ou non de l'extérieur, consciente ou non) : 74,4 %

    Une pensée en arborescence : 71, 4 %

    Un QI global supérieur ou égal à 130 (sauf exceptions, comme grande hétérogénéité due à un trouble) : 62, 6 %

    De hautes capacités de conceptualisation (raisonnement abstrait) : 62,1 %

    Une grande sensibilité à l'injustice : 60,8 %

    Un vrai besoin d'être passionné par quelque chose pour déployer son potentiel : 59,9 %

    Beaucoup d'humour (et un humour spécial) : 56,8 %

    Une grande lucidité : 54,6 %

    Une tendance à remettre en question les règles, voire se révolter : 48,9 %

    Une personnalité avec beaucoup d'extrêmes : 48 %

    Une hyperempathie : 45,8 %

    Une personnalité avec beaucoup de paradoxes : 45,8 %

    Des difficultés d'intégration à la société : 45,4 %

    Un manque de confiance en soi : 42,7 %

    Une grande intelligence émotionnelle : 42,3 %

    Une difficulté à supporter les personnes intellectuellement limitées : 34,8 %

    Un statut spirituel particulier (spiritualité plus développée, connexion spéciale avec la nature, les esprits, etc.) : 26,9 %

    Un fonctionnement plutôt « cerveau droit » : 25,6 %

    Une grande souffrance : 25,1 %

    Une préférence "N" sur le MBTI : 23,8 %

    Les difficultés, voire l'échec scolaire : 19,4 %

    Une tendance à être arrogant : 13,7 %

    Les bonnes notes à l'école : 2,2 %

    La réussite dans la vie : 2,2 %

    Dans ces propositions, j’ai essayé de reprendre les principaux traits captés dans mes lectures et visionnages. On note une forte influence de Jeanne Siaud-Facchin, avec la mise en valeur de la pensée en arborescence et de l’aspect émotionnel. Le QI fait partie des critères officiels de validation au cours d’un diagnostic, mais est pourtant moins considéré que certains critères qualitatifs. Mon lectorat est très peu concerné par les clichés autour du surdoué de type « petit génie » qui réussit tout, mais ne semble pas non plus être dans la perception inverse (le HP est forcément un être inadapté qui souffre terriblement).  Pour les autres réponses, je ne vais pas les reprendre une par une parce qu’il y en a beaucoup trop, malgré le large choix proposé à la base. Globalement, elles indiquaient que le HP ne se déterminait pas par la correspondance à telle ou telle case, mais par la réunion de nombreuses caractéristiques ci-dessus ainsi que leur intensité. (Et là-dessus, je suis plutôt d’accord, même si officiellement le haut QI reste une caractéristique incontournable – sauf exceptions, quand il n’est pas exploitable.)

    Il y a une corrélation notable entre l’orientation des réponses et le type MBTI des répondants : les types NF évoquent beaucoup l’aspect émotionnel et empathique du HP comparé aux autres types. On peut supposer qu’ils s’identifient davantage à cet archétype et l’intègrent à leur définition du concept de douance. A travers mes observations personnelles sur des dizaines de cas réels, je pense que l’hypersensibilité est effectivement une caractéristique du haut potentiel. Or elle n’est pas toujours visible chez le sujet et ne se manifeste pas forcément et seulement à travers une hypersensibilité émotionnelle (le zèbre de JSF n’est qu’un échantillon biaisé de la population HP…) : elle peut s’exprimer par une forte excitabilité intellectuelle, un grand perfectionnisme, un désir ardent de découvrir la vérité, etc. C’est pourquoi je lui préfère le terme « intensité », beaucoup plus général.



    L'idée que certains types MBTI seraient automatiquement HP me semblait répandue, mais en fait pas tant que ça visiblement… On notera que dans ce sondage, peu de gens pensent qu’un HP est forcément de type N, alors que j’ai souvent lu cette affirmation. Remarque, j'ai tellement critiqué cette théorie que j'ai pu faire un peu peur aux lecteurs...


    A nouveau sans surprise, il y a une perception des IN (alias les aliens solitaires) comme étant les plus susceptibles d’en avoir dans la caboche, notamment les INT. Ils sont talonnés par les autres N. A titre informatif,  d’après l’étude de Céline Bost dans  Surdoués : s’intégrer et s’épanouir dans le monde du travail,  le sous-ensemble doté du plus gros pourcentage de personnes à haut potentiel n’est pas celui des IN mais celui des NP. (Quand je dis « gros pourcentage », je veux dire maximum 10 % au lieu des 2-3 % sur la population générale, ne vous affolez pas.) Un surdoué sur deux est de type NP. Les types au sein desquels on retrouverait le plus de HP seraient les ENFP et les INTP. Petit fait rigolo qui fâchera les eugéNistes : il y a sur Terre plus d’ISTJ surdoués que d’INFJ, d’ENFJ et d’ENTJ surdoués. 



    Le multipotentiel


    Le terme « multipotentiel » a été cité à plusieurs reprises, à la fois comme une définition de soi (sur la première question), comme mot pour nommer la douance et comme caractéristique de celle-ci. Ne connaissant pas ce concept, j’ai effectué quelques recherches. Un multipotentiel est donc, d’après ce que j’ai constaté, une personne profondément créative et avide de découvertes. Sa polyvalence est cependant à double-tranchant, puisqu’elle génère des difficultés à définir une voie et à s’y tenir, l’ennui et la soif de nouveauté revenant vite. J’avais l’impression que le concept désignais surtout les types P (encore plus les NP) qui, de par leur fonctionnement poussant à une exploration constante de l’extérieur, développent de multiples vocations et se retrouvent écartelés entre les possibilités.

    Or à ma grande surprise, la plupart des répondants ayant cité ce terme étaient des NJ ! La majorité n’étaient pas diagnostiqués HP et certains ne se soupçonnaient même pas de l’être au sens strict (le QI de 130, patati). Ils valorisaient plutôt l’aspect qualitatif : la pensé divergente, la curiosité exacerbée, etc. (Personnellement, en J hardcore, je ne me retrouve pas dans cette description… Si j’ai plusieurs talents dans des domaines diversifiés, les hiérarchiser afin de déterminer ma voie principale n’a jamais posé de difficulté – en tout cas au point que je sente le besoin de mettre un mot dessus. Je suis mon chemin de façon non-conventionnelle, mais j’ai tout de même un chemin bien tracé…) Je remets donc en question mes croyances : si un J multipotentiel a envie d’expliquer en commentaire comment ça se passe dans sa tête, ce serait sans doute enrichissant. 

    Je présume qu’il doit être terriblement effrayant pour un NJ de ne pas savoir où il va, ce qui pousserait les NJ avec de multiples intérêts à conceptualiser la peur de ne pas déterminer leur voie. (« Le temps passe et je ne suis toujours pas posé. Je ne pourrai jamais construire un plan de vie solide si je ne le commence pas le plus tôt possible. J’assois mon existence sur des sables mouvants et cela m’angoisse. ») A côté, si les P peuvent souffrir des conséquences de leur papillonnage, ce n’est pas le fait de s’éparpiller en soi qui les dérange. Chez eux, c’est au contraire l’idée de rompre avec cet état de flottement pour se fixer qui est source de stress. (« Le temps passe et je ne suis toujours pas posé dans ma vie. Le jour où je vais devoir le faire, renoncer à ma liberté et sacrifier le luxe d’avoir toujours le choix, se rapproche de plus en plus, et cela m’angoisse. ») Pour un même mot, « multipotentiel », on pourrait ainsi désigner sous un comportement similaire deux types de sentiments. Théorie à vérifier.

    La question du rapport entre le haut potentiel et la multipotentialité a été citée. On va partir du présupposé que le multipotentiel correspond grosso-modo à l’archétype du NP. (De ce que je lis çà et là, ils semblent tout de même représenter la majorité des multipot’.) La confusion entre « multipotentiel » et « HP » vient sans doute du fait que la majorité des HP sont de type NP, et que la plupart des NP non-HP sont confrontés à des difficultés correspondant à cet archétype du HP génial-bordélique avec une brousse en guise de CV. Les surdoués et les P ont en commun la tendance à collectionner les intérêts : néanmoins, avoir beaucoup d’intérêts quand on est HP n’induit pas qu’on les gère à la façon d’un P, et être P n’induit pas qu’on ait une surefficience intellectuelle au degré d’un HP. Le concept de multipotentiel me semble être une excellente chose, car il permet d’en finir avec la fausse rupture entre le HP d’une grande richesse et le non-HP stérile d’esprit avec un mono-intérêt pour le métro-boulot-dodo.   Nommer un concept, c’est accepter son existence et autoriser sa diffusion à grande échelle. De nombreuses personnes ont une personnalité atypique, amenant des difficultés d’intégration et d’orientation, et ont besoin d’être davantage reconnues. (Qu’elles soient par ailleurs HP ou non.) Mettre un mot sur leur façon d’être peut soulager des souffrances et devenir un moteur efficace. Les multipotentiels ont notamment beaucoup à apporter au monde professionnel.


    Ce sera tout pour ce sondage. Merci aux participants !



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  5. Aujourd’hui, je vais exposer mon point de vue sur la neurodiversité. Qu’est-ce que la neurodiversité ? C’est un courant de pensée et un mouvement militant venu des Etats-Unis, dont l’objectif est de valoriser les personnes neurodivergentes (ou neuroatypiques) - en particulier les autistes - afin d'aider à leur inclusion dans  la société . Pour ce faire, on présente leur état non pas comme un trouble ou un handicap, mais simplement comme une façon différente de penser et percevoir le monde. Ainsi, selon ce mouvement, l’autisme n’est pas handicapant en soi : les difficultés qu’il engendre sont dues à des comorbidités ou sont apparues suite à un mauvais traitement. Par exemple, un autiste « lourd » est handicapé à cause de sa déficience intellectuelle, et non à cause de son autisme. Les adhérents à ce mouvement dénoncent le fait qu’une majeure partie des difficultés des autistes sont dues aux conditions discriminantes dans lesquelles la société les place.


    Le drapeau de la neurodiversité, symbolisant le spectre autistique

    J’ai discuté avec plusieurs militants de ce courant de pensée, afin de mieux comprendre leur vision. L’idée est de disséquer le mouvement avec sa propre logique en guise d’outil, afin de vérifier s'il faudrait, selon moi, le promouvoir comme la bonne approche de l'autisme. Attention, vaste pavé en approche. 

    Notes préliminaires : 

    Je ne suis pas là pour analyser le mouvement sur le papier : j'ai décidé de m'intéresser à ce que l'on voit lorsqu'on part à sa rencontre sur le terrain, car c'est cela qui influence les choses. T ous les adeptes de la neurodiversité ne vont pas aussi loin que ce que je vais décrire, cependant, la voix des branches plus radicales me paraît couvrir la leur. 
    - J'exprime ici mon point de vue personnel, sans autre prétention. D'ailleurs, autant l'assumer d'entrée de jeu : je n'apprécie pas le milieu militant. C'est pour moi un milieu anxiogène, bourré de codes sociaux et linguistiques compliqués à saisir, que tu dois pourtant imprimer fissa si tu veux pas être confronté à l'intolérance et à l'agressivité.
    - Merci de lire l'intégralité de l'article avant d'entreprendre un commentaire argumenté. Les parties suivent un enchaînement logique et se répondent, formant un grand ensemble : je ne réagirai pas à un argument attaquant une partie isolée de l'article si un contre-argument se situe dans une autre partie...


    Une affaire de paradigme


    Dites à un partisan de la neurodiversité que l’autisme est un handicap, et il réplique systématiquement par un discours du type « L’autisme n’est pas un handicap : les autistes ont une forme d’intelligence et des talents précieux pour l’humanité. » Mettons-nous d’accord : je n’ai jamais prétendu que les autistes n’avaient pas de talent et n’étaient pas utiles à l’humanité. Mon affirmation n’avait d’ailleurs aucun rapport avec un jugement sur l’intérêt que représentent les autistes. Je faisais référence à la définition du handicap telle que présentée dans le droit français. La voici :

    « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »  

    Altération : du latin alteratio, « changement ». Ici, pas de qualification dégradante, ni même aucun procès envers la personne : on décrit des faits. Par exemple, ce n'est pas parce qu'un aspie a besoin de porter un casque anti-bruit au bureau, d'un poste en télétravail ou d'un référent pour l'aider à s'intégrer socialement, qu'il n'a pas pour autant  une grosse capacité de travail et un grand talent dans ses domaines d’expertise ! Dans ce cas, quand il dit « Je suis handicapé », il veut dire « Il existe une définition du handicap et j’y corresponds », il n’est nullement question de sa valeur en tant que personne. Pourtant, c’est visiblement sous cet angle qu’est interprété le mot « handicap » par les partisans de la neurodiversité. Que pourrait signifier cette réaction ? A mon sens, que pour mon interlocuteur, les notions de « handicapé » et « doué, utile, intéressant, etc. » ne sont pas compatibles. S’il n’opposait pas les deux concepts, s’il ne se sentait pas offensé par le premier de ce fait, il ne répondrait pas par le second. 

    Voici la différence fondamentale dans nos visions respectives : pour moi, le handicap est une définition dans un texte de loi. Pour répondre à la question « L’autisme est-il un handicap ? »  je regarde une définition, je regarde les faits et j’adjuge. Dans mon paradigme, quand je vois un aspie dire « Je ne suis pas handicapé » du fond de son terrier avec sa RQTH, ou bien se plaignant d’avoir besoin de conditions de vie spécifiques, mon cerveau plante. C’est au mieux un non-sens, au pire de l’hypocrisie. Les partisans de la neurodiversité considèrent le handicap comme un élément d'identité. Pour répondre à ces mêmes questions,  ils se demandent si les autistes sont intrinsèquement cassés . Dans leur paradigme, ils évaluent les possibilités : s’ils ne sont pas handicapés dans l’une d’elle, alors c'est une preuve que le handicap n'est pas dans l'essence de l'autisme mais est généré par l'environnement. Ils éludent le fait que c'est justement ce décalage qui définit le handicap : moi non plus je ne serais pas handicapée dans un monde fait par les autistes pour les autistes ! Une possibilité ne supprime pas les faits, et c’est par rapport aux faits que la définition existe. Cependant, les partisans de la neurodiversité ont inventé leur propre définition du handicap, un handicap qui n’est pas défini en fonction de critères objectifs, mais en fonction du ressenti personnel : la question qu'on se pose devient plutôt  «  Est-ce que je me sens handicapé ?  » .

    Les partisans de la neurodiversité et moi sommes d'accord sur les points fondamentaux : on pense que les autistes ne sont pas malades ou psychotiques, qu'il est vraiment urgent que notre pays cesse de les discriminer, d'en mettre arbitrairement dans des institutions dont tout le monde sait qu'ils ne ressortiront pas et de leur faire subir là-bas des horreurs, mais plutôt qu'il les scolarise, les estime et prenne en compte les potentiels apports de leur fonctionnement atypique... (Et puis,uni Botte caoutchouc Woodland Femme en UtwYO.) Nous ne vivons simplement pas dans le même paradigme, expliquant nos différences de conception et de vocabulaire. L'un des principaux  points faisant qu'on ne pourra jamais être d'accord est le suivant. Les quelques fois où j'ai participé à un événement associatif d'handicapés, j'ai vu des personnes d'une incroyable force mentale, qui se battaient :

    - Pour qu'on cesse de les juger en fonction de ce qu'elles ne peuvent pas faire par rapport à la norme, mais plutôt en fonction de leurs talents, bien réels.
    - Pour que l'Etat leur donne une chance grâce à des installations et prises en charge vraiment adaptées.  Pour qu'il cesse aussi d'abandonner les cas les plus lourds dans des conditions précaires, sous prétexte qu'ils n'ont rien à apporter à la société. 
    - Pour qu'on les représente davantage dans les médias et d'une manière plus réaliste.
    - Pour qu'on les considère comme des êtres humains à part entière, des citoyens dignes, et non seulement à travers leurs difficultés.

    Note : J'ai remarqué que le sens commun réduisait le handicap au fauteuil roulant. En fait, 3 % des handicapés ont un fauteuil roulant et les handicaps moteurs ne concernent que 13,4 % des handicaps. Plus de 80 % des handicaps sont invisibles.

    En définitive pour obtenir peu ou prou les mêmes choses que demandent les autistes à travers le mouvement de la neurodiversité.  La majorité des handicapés seraient beaucoup plus épanouis et utiles à la société si on lui en donnait les moyens. Et de ce que j'ai vu, la plupart souffrent de ce décalage entre leur potentiel et le manque de moyen mis en oeuvre pour permettre sa réalisation. L orsque les adhérents à la neurodiversité disent « Les autistes ne sont pas handicapés, c’est l’Etat qui les place dans une condition qui les empêche de révéler leur potentiel », ils sous-entendent que les « vrais » handicapés, eux, sont d’authentiques accidents de la vie,   pas du tout bridés par une société discriminante qui ne parle pas assez d'eux et n'investit pas assez pour eux.  Je ne peux m'empêcher de trouver cette attitude cruelle et injuste. Genre il y a des handicaps assez cool pour avoir un statut V.I.P et d'autres non.  Tout ceci me donne l'impression que certains autistes essayent de tout faire pour n'avoir rien à voir avec une catégorie de population pas assez attrayante à leur goût, préférant se rassurer en adhérant à théories plus ou moins  new age ...


    Un fondement scientifique ?


    Malgré la base subjective du mouvement, j’ai remarqué que les militants de la neurodiversité usaient souvent d’un champ lexical scientifique pour appuyer leur propos, notamment tout ce qui est attrait à l’évolution. Selon la neurodiversité, l'autisme est  «  une variante évolutive du genre humain  »  qui existe pour faire progresser l'espèce, en l'enrichissant par sa manière singulière d'appréhender le monde. Des discours vont jusqu'à affirmer que les autistes sont la clé des problèmes de société, en empêchant les neurotypiques de s'enfoncer dans leur moule.  Une approche décrite comme révolutionnaire.

    Dans les théories de l'évolution, ce discours tient d'un raisonnement dit « finaliste » : croire que l'évolution tend vers un but, c'est-à-dire que la nature évolue de sa propre volonté - ou de celle d'une entité supérieure - afin d'atteindre la perfection. Tels des ambassadeurs, les neurodivergents seraient investis d'une mission expliquant leur présence parmi les neurotypiques. Or, ici, la cause et l'effet sont inversés. Une espèce n'évolue pas parce qu'elle a développé spontanément certains caractères dans un but d’adaptation, mais parce que les spécimens qui ne présentaient pas de caractères favorables sont morts et que seuls les autres ont pu transmettre leurs gènes. (Sur plus ou moins long terme selon l'espèce. Le phénomène s'observe facilement chez les poissons, les insectes, les reptiles... Il s'observerait encore chez l'humain sans la contraception et la médecine.) Pour une lignée évolutive en apparence organisée, des tas de mutations sont apparues au hasard de la loterie génétique et la plupart d’entre elles n’ont pas permis à leur porteur de survivre. Pourquoi l'autisme est toujours-là ? Serait-ce un signe ? On a identifié environ un millier de gènes impliqués dans l'autisme, et il reste certainement d'autres facteurs à mettre au jour : il semblerait qu'il y ait toujours une probabilité minimale de voir naître un bébé autiste. Par ailleurs, avec nos avancées techniques, même une personne totalement paralysée peut survivre. La sélection naturelle au sein de notre espèce est altérée depuis belle lurette et aujourd'hui, aucun obstacle ne pourrait empêcher l'autisme de subsister dans le génome collectif. 


    Et enfin, surtout : la question de savoir si les autistes ont une raison d'être ne se pose pas. La science ne donne pas de raison, elle donne des explications ! Quand on cherche une raison, on se tourne vers les croyances. Le finalisme était la vision dominante avant la révolution copernicienne, utilisé alors par l'Eglise pour justifier que l'univers tournait autour de l'Homme. Il se dressa plus tard contre les travaux de Darwin, lorsque ce dernier osa remettre en question la place centrale de notre espèce dans la Création. De nos jours, les chercheurs en phylogénie déplorent la popularité de ce raisonnement (que la plupart des jeunes adoptent sans s'en rendre compte !), en contradiction avec les découvertes contemporaines sur l’évolution. Oui, les autistes font partie de la diversité humaine, indéniablement, mais non, cela ne les inclut pas dans une sorte de grand mouvement transcendent pour la marche de l'humanité. En tout cas, l'affirmer est anti-scientifique. Si les militants de la neurodiversité ont du respect pour la Science, il serait temps qu'ils cessent de la détourner ainsi. 



    Syndrome du Messie


    L'existence de la neurodiversité ne me semble pas problématique en soi. Le handicap ne saurait être résumé à une définition juridique : c’est aussi un vécu. Beaucoup d'autistes ont sans doute intégré  l'association « handicapé = sans talent » à force de dénigrement, de rejet, et ont besoin de se détacher d’un mot trop connoté. De même, accorder à son autisme une dimension spirituelle peut soulager des questionnements et des souffrances. Ces approches sont intimes, chacun devrait être libre d’adopter la sienne. La neurodiversité aide sans doute des gens à mieux s’épanouir, et si elle pouvait contribuer à une vraie reconnaissance des autistes en France, tout le monde en serait gagnant. Si tout s'arrêtait là, vraiment, je passerais mon chemin. Le problème, c’est qu’on retrouve dans ce courant le même phénomène que dans tout mouvement militant ou religieux. Quelques membres commencent par vouloir défendre une communauté, puis finissent par penser qu’ils peuvent décider à la place de tous ses membres ce qui est bon pour eux. Leur action bienveillante se change en croisade et ils placardent partout leur opinion comme la Sainte parole.  Nombre d'autistes sont en désaccord avec ladite parole. Pourtant, chaque fois que j’en ai vu un le signaler, il a été accueilli au mieux par cette condescendance mielleuse qu'ont certains croyants, au pire à des insultes ou à un débitage de lignes apprises par cœur coupant court à tout dialogue constructif. 

    Aujourd'hui,  il est impossible de parler du sujet en public sans qu'un SJW vienne renifler si tout est aux normes, exerçant apparemment sur vous une autorité légitime.   Cas classiques : les guerres de vocabulaire (l es termes  Mokka Femme Bottes 365 Erde 1229 506 Mustang « trouble   »  et  « atteint   »  sont proscris) et les allusions à un traitement ou des soins. Ceux-ci seraient  rabaissant à l'égard des autistes, sous-entendant qu'ils sont des déficients à normaliser de force... sauf que des tas  d'autistes décrivent eux-mêmes leur condition comme un trouble et cherchent des aides (para)médicales adaptées, que ce soit en passant par la nutrition (beaucoup d'autistes ont des problèmes digestifs, ce qui peut fortement impacter sur le bien-être psychique) ou en se réjouissant des dernières recherches. Par exemple, l’administration d’ocytocine -  hormone apaisante influençant l'attachement aux autres -  sous forme de spray nasal, afin de diminuer l'anxiété sociale de l'autiste et l'aider à s'ouvrir au monde. (Encore en cours d'expérimentation, mais des premiers résultats positifs ont été relevés.) La production d'ocytocine - dont le taux est naturellement moindre chez les autistes - étant stimulée par l es contacts humains sécurisants, le but est d'aider le patient à faire le premier pas dans un cercle vertueux. 



    Une piste d'étude révèle que la zoothérapie peut produire les mêmes effets. Tout le monde ne peut cependant pas avoir un animal de compagnie... (Raisons financières, manque de place, de temps, allergies, etc.)

    T outes les familles n'ont pas les moyens de payer une rééducation cognitivo-comportementale (PECS, ABA, 3i, etc.), d'engager un auxiliaire de vie ou un éducateur spécialisé. Les structures publiques compétentes dans la prise en charge des autistes sont peu nombreuses et débordées. Ces familles doivent alors se débrouiller seules. Or  face à un individu qui ne communique pas - ou d'une façon très difficilement interprétable - il s'avère fort ardu de décoder ses besoins exacts et de le soulager.  Malheureusement, en France, cela se termine souvent par un aller-simple vers l'asile où il sera attaché et drogué toute sa vie Pour ces raisons, les recherches récentes, en phase de proposer des alternatives accessibles et humaines, sont un immense espoir et peut-être une avancée cruciale dans le monde de l'autisme.  Je concède que la presse en parle n'importe comment, avec des titres racoleurs du style  « On sait enfin guérir l'autisme  » ou mieux encore  «  Autisme : comment enrayer l'épidémie  ».  (Moi j'attends un film d'horreur avec une armée d'autistes qui s'en prennent aux vrais humains avec une âme. On pourrait... je sais pas... Faire du flapping près d'eux pendant leur sommeil MWAHAHAHA !!!) Cependant,  l'urgence de la situation ne me semble pas justifier qu'on s'arrête à la forme si, dans les faits, le fond est utile. 

    Autre problème avec le mouvement : parler de la souffrance de l'autisme est impossible. On vous répondra  :  «  On ne souffre pas de son autisme, mais du regard de la société  ».  Les autistes souffriraient beaucoup moins dans une société qui ne les discrimine pas, c'est évident... mais pourquoi le facteur externe exclurait un facteur interne ?  Il y a des autistes qui se sentent emprisonnés dans une bulle de verre et d'angoisse. Qui aimeraient avoir des amis, un amoureux, une vie sociale, mais ne peuvent pas...  Qui voudraient des câlins, mais ne supportent pas d'être touchés. Qui voudraient passer de bons moments avec leurs proches, mais doivent trop rapidement les quitter à cause de l'épuisement. Qui se  sentent infiniment trop fragiles  pour  survivre à un monde trop violent pour eux Parfois, la personnalité de l'autiste n'est pas en concordance avec ses besoins et limites :  ce n'est de la faute de personne, et pourtant le mal-être est présent. Parfois l'environnement est accueillant d'une part, mais l'outillage communicationnel doit être travaillé d'autre part, afin d'en finir avec le sentiment d'enfermement du concerné. 

    Note : Je parle de  «  bulle  »  au premier degré : l'impression physique que quelque chose enveloppe la personne et coupe sa communication avec l'entourage. Je préfère préciser, car j'ai récemment appris que le sens figuré de l'expression désignait seulement le monde abstrait de quelqu'un, ses passions, ses rêves, etc.

    Les militants ont une réponse à ce genre d'argument : la psychophobie, c'est-à-dire la discrimination des personnes avec un trouble psychique et/ou une condition neurologique éloignée de la norme. La psychophobie force les neuroatypiques à imiter la norme, dans l'irrespect de leur fonctionnement et le mépris de leurs qualités propres. Le souci n'est pas dans le concept en soi (que je trouve totalement justifié), mais dans son utilisation abusive. U n autiste a exprimé son envie de s'adapter ? Il fait de la psychophobie intériorisée : il souffre uniquement parce que l'oppression normative lui a enfoncé des besoins illusoires dans le crâne, comme celui d'avoir une vie sociale.   J e crois  détecter chez pas mal les militants une fierté d'être émancipés d'affaires perçues comme strictement neurotypiques, projetée sur les autres autistes indépendamment de leur opinion. Dans les pires cas, cela peut se muer en une négation, parfois extrêmement froide, du vécu d'autrui Il est étrange que  des personnes prétendant défendre les autistes, et accusant les neurotypiques d'infantilisation, déploient tant d'efforts pour contrôler la pensée de leurs  «  protégés  »

    Enfin, la volonté d'inclusion disparaît souvent derrière un idéal de ségrégation. Beaucoup de  militants revendiquent en effet les autistes comme les seuls acteurs légitimes de la défense des droits des autistes. Les non-autistes seraient incapables de bien saisir le phénomène dans la mesure où ils ne le vivent pas.  (Réflexion cohérente avec les  présupposés du mouvement, énoncés en première partie.) Une branche affirme  même qu'il faudrait que seuls des autistes s'occupent d'accompagner d'autres autistes.   De  telles réactions ne sont pas sans fondement : beaucoup de soit-disant spécialistes de l'autisme diffusent en toute impunité des infos d'un autre âge, voire font subir des traitements dégradants à leur patient, pouvant porter de graves préjudices aux concernés et à leurs familles. (Kiss les psychanalystes !) Tout en écrasant la parole d'autistes qui aimeraient rétablir la vérité. Mais à mon sens le problème ne vient pas du fait que ces  « experts »  soient non-autistes : le problème, c'est qu'ils sont cons. Parmi les non-autistes parlant d'autisme, o n trouve aussi de vrais experts, dont la bienveillance n'est ni feinte ni misérabiliste. 

    Ceci dit, concentrons-nous sur le vrai problème : a vez-vous déjà vu une séance chez votre médecin généraliste se passer comme ça ?
    365 Femme Bottes 1229 Erde Mustang 506 Mokka
    NON. Je ne crois pas.


    Ce qu'on attend d'un médecin, c'est qu'il nous soigne en utilisant son expertise de médecin, pas qu'il ait déjà choppé la varicelle à 4 ans et nous livre les détails. Les compétences d'un professionnel et les témoignages personnels sont ce sont deux types de discours distincts, avec des fonctions différentes.  (Et ce quel que soit le domaine : j'ai pris l'exemple d'un médecin, mais si votre jardinier exprime son amour des fleurs plutôt que les arroser, il pourra bien le faire avec ses larmes quand il sera au chômage.) Dans le cadre d'u ne rhétorique efficace, ils  ne sont pas en concurrence mais  complémentaires. Un discours bien fichu  s'appuie sur plusieurs angles d'approche : trop de pathos (appel à l'émotion : témoignages, images choc), ennuie et agace le public , qui cesse d'être réceptif au message. Une erreur commune dans le milieu militant consiste d'ailleurs à croire qu'il faut récupérer l'attention d'un public dégoûté par le pathos en balançant encore plus de pathos (durcir le ton, investir l'espace de lecture public en copiant/collant partout des discours larmoyants ou agressifs...), ce qui achève de rendre la cible complètement hermétique au message. D'un autre côté, trop de logos (arguments logiques : chiffres, définitions, analyses objectives), empêche le public de s'identifier et ne lui insuffle pas l'envie de se battre pour la cause. En se focalisant sur le pathos, les militants donnent l'impression qu'ils sont là pour se sentir exister à travers l'exacerbation de leur émotions, plutôt que pour transmettre efficacement un message en faveur du groupe défendu - ce qui est la fonction basique du militantisme, il me semble.


    Qui sème l’effet Barnum…


    Affirmation entendue un myriade de fois : « Oui, d’accord, il y a des autistes avec un handicap. Mais il y a aussi des autistes qui n’ont pas de difficultés particulières ! Ils mènent une vie ordinaire, tels de parfaits caméléons… » Voilà un autre point qui me chiffonne. Le diagnostic de TSA est posé si la personne présente des traits de deux familles de caractéristiques (la dyade autistique) à une intensité importante : d'une part, l'altération de la sphère communicationnelle et sociale, d'autre part, les intérêts spécifiques et répétitifs. Même si le patient a appris à s'adapter et paraît ordinaire de l'extérieur  (il a même le droit d'être très heureux de sa vie !) , maintenir ce masque lui réclame tout de même beaucoup d'énergie, un calcul permanent, et un psy compétent saura le relever. En revanche, si le patient ne possède pas ces caractéristiques, ou que leur présence n’est pas assez significative, c'est simple : il n’est pas autiste. 

    Les militants de la neurodiversité voudraient qu’on cesse de décrire l’autisme par rapport à des difficultés, préférant qualifier de « différences » tous ces traits. Si honorable qu’il soit, ce désir va poser un problème de cohérence. En effet, à force de dire que les critères diagnostics des TSA résultent de comorbidités ou ne sont que d’inoffensives différences, on gomme ce qui définit officiellement l’autisme. Si l’autisme ce n’est pas la définition de l’autisme, que reste-t-il ? Je n’ai toujours eu que des réponses floues : « C’est une condition neurologique particulière », « C’est une autre façon de voir le monde », « C’est avoir des émotions exacerbées », « C’est penser hors de la boîte », « C’est avoir besoin de s’isoler souvent pour se ressourcer », « C’est être mal à l’aise avec l’imprévu »… Non seulement ces définitions ne me donnent aucune idée de ce qu’est l’autisme concrètement, mais en plus, l’autisme n’a pas le monopole dessus, elles pourraient se rapporter à plein d’autres conditions ! Par exemple : perdre de l’énergie au contact de l’extérieur et avoir besoin de temps seul pour la recharger, et être de ce fait plus focalisé sur son monde personnel que sur le monde extérieur, c’est ce que l’on nomme l’introversion (par opposition à l’extraversion). 50 % de la population est introvertie. 

    Et ce n’est pas tout : en fouillant parmi des discussions sur la neurodiversité, je suis tombée sur des listes délirantes de personnages fictifs présumés autistes. Tel personnage est sensible à la justice : il est autiste. Tel personnage aime passer du temps chez lui à bouquiner : il est autiste. Tel personnage a une passion intense et adore en parler : il est autiste. En fait, n’importe quel personnage un tant soit peu atypique et/ou solitaire et/ou passionné était susceptible de se faire diagnostiquer à la volée. J'ai découvert ainsi que les 6 héroïnes de My Little Pony étaient autistes, parce qu’elles avaient toutes des intérêts importants et plein de choses à apprendre sur les relations sociales. Mazette . L’autisme serait donc la seule cause pour laquelle on a un peu de substance intérieure ? Constat édifiant après consultation de groupes d'autistes : dans l'ensemble, on y définit le neurotypique comme un mouton chiant et égoïste, incapable d'introspection,  avec un Master en communication spé. bavardage dans l’ascenseur.  Pourquoi ai-je l'impression, en lisant une description des neurotypiques par ces autistes militants, de voir encore plus de désinformation que dans le cas inverse ? ( J'ai la manie de catégoriser abusivement mes pairs et j'arrive encore à être choquée.)

    Agodor Noir Bas Noir Bas femme noir Bas Noir Agodor femme noir Agodor femme Tw84CqtwxR Note : J'ai tenté de présenter des études en psychologie remettant en question ces affirmations, mais en retour je n'ai eu quasiment que des  «  Je ne suis pas d'accord  »  sans argumentation, genre  «  Nan mais j'aime pas, je vais dire que ça n'existe pas  »  (dixit un autiste qui va ensuite expliquer que les neurotypiques ne savent pas sortir de leur cadre confortable).

    J'ignore ce qui peut amener à une vision si manichéenne. Mauvaises expériences certainement, et parfois sans doute, brouillage volontaire des lignes pour forcer un auto-diagnostic gratifiant. Certains m'ont dit  «  Ce n'est pas de ma faute, l'autisme me fait voir les choses en tout noir et tout blanc.  »  D'une : plein de neurotypiques ont ce défaut. De deux : choisir entre se complaire dans ses défauts et essayer de progresser, ce n'est pas une question d'autisme, c'est une question de  maturité. (A moins que les militants pensent que les autistes soient des gens immatures , incapables de travail sur eux-mêmes. On peut se poser la question , puisqu'il faut apparemment décider à leur place de comment ils doivent s'auto-qualifier, de ce qui est dégradant et valorisant pour eux, etc.)  Quoi qu'il en soit, impossible de tenir ce discours sans s’attirer la sempiternelle rengaine « Mais alors on est tous un peu autistes » : parce que NON, l’autisme n’est pas la seule cause.  L'humanité, ce n'est pas une opposition lisse entre les autistes et elle :


    Marie-Sue n’existe pas. Du moins, le seul écosystème où la population de Marie-Sue s’ébat dans la joie et la stabilité  elle pratique la parthénogénèse  est le site de fanfiction. Si vous la croisez néanmoins ailleurs, d’une, administrez-lui un coup de taser (parce qu’elle est insupportable), de deux, amenez-la aux chercheurs, son cerveau intéresse beaucoup les neurosciences. Tout le monde a l'impression de ne pas savoir quoi faire dans une situation inconnue. Tout le monde en a parfois plein la tête du bruit et de l'agitation. Tout le monde porte un masque social, s'est déjà senti en décalage et s'est déjà demandé s'il avait vraiment sa place dans la société. Tout le monde a déjà été stressé avant une interaction sociale nouvelle. Tout le monde s'est déjà retrouvé en panique à cause d'un imprévu. De nombreuses personnes ont des problèmes de communication et de sociabilité, ou bien, simplement, détestent parler de la pluie et du beau temps et ont besoin de véritables sujets de conversation. De nombreuses personnes ont une passion à laquelle elles consacrent leur vie...

    Comment fait-on, alors, pour différencier sa condition autiste dans tout ce bazar ? On va expliquer que notre vécu à nous, il n’est pas au même niveau d’intensité ni de gêne  : personne n’aime le bruit, mais tout le monde ne sort pas avec un casque anti-bruit pour éviter la crise d’angoisse dans les transports à cause d’un trop plein de stimulations. Personne n’est 100 % opérationnel socialement, mais tout le monde n’a pas mis 20 ans à capter comment on faisait la bise, et ne se fait pas virer parce qu'il interprète toutes les consignes à côté et ne parvient pas à téléphoner. Il y a une différence entre pratiquer l'auto-stimulation pour tromper l'ennui et considérer l'alignement de bibelot comme le summum de l'orgasme intellectuel. Etc.  On va mettre en lumière la dimension extrême voire handicapante de notre cas, dans le but de différencier des comportements autistiques (que chacun peut adopter ponctuellement) d'un fonctionnement autistique. On va revenir à la définition basique de l’autisme, intégrant des difficultés significatives.  La différence entre un partisan de la neurodiversité et quelqu'un comme moi, c'est que lui retransforme juste après son autisme en une condition fun et pas handicapante - autrement c'est la faute des autres.  J'espère qu'ils me pardonneront si j'en demeure très circonspecte, voire si j'ai l'impression qu'on se fout un peu de ma pomme. 


    Conclusion


    La neurodiversité est un mouvement avec du potentiel et de la cohérence s'il se trouve dans son paradigme. Or l’enthousiasme de ses défenseurs virant au prosélytisme, il se confronte à d'autres cadres de référence qui révèlent ses failles.  Ayant rejeté les critères extérieurs objectifs définissant l'autisme, les militants n'ont plus que des sentiments en guise d'outil pédagogique : ils pensent qu'on répond à la question  «  Qu'est-ce que l'autisme ?  »  par  «  Comment ressent-on l'autisme ?  » . L a plupart de ceux croisés au fil de mes recherches disaient  « J e ne suis pas un spécialiste, je ne connais que mon autisme  »  puis parlent de harcèlement scolaire, du fait d'être passionné, de porter un masque social, de ne pas aimer les conversations superficielles, présentant de ce fait des expériences  non-spécifiques à l'autisme comme telles ... Par ailleurs, le manque de connaissance de la diversité humaine (et non de la diversité des neuroatypiques + un gros tas uniforme de neurotypiques) amène chez les militants  une vision manichéenne de l'humanité, renforçant davantage l'effet Barnum (si tu n'es pas une Marie-Sue, tu es autiste). 

    L a confusion est semée  dans l'esprit du sens commun, qui est alors amené à sur-identifier l'autisme ( «  Je vis la même chose que toi et tu es autiste, donc moi aussi.  » ) ou au contraire, à le minimiser ( «  Je vis la même chose que toi et je ne suis pas autiste, donc toi non plus  » ). Un comble quand on voit à quel point les expressions  «  On est tous un peu autistes  »  ou  «  Le syndrome d'Asperger n'est qu'un effet de mode  »  agacent les adhérents. C'est dans cet  échec que, paradoxalement,  le mouvement de la neurodiversité réussit. En effet, suite à de tels propos,  le grand public s'approprie un autisme devenu plus accessible et agréable à revendiquer : il n'y a même plus besoin que ce soit handicapant ! La frontière entre autistes et non-autistes tend à s'effacer, et la neurodiversité, en continuant de diffuser ses idées, ne fait qu’accélérer le processus.  Or il se trouve que l'inclusion des neuroatypiques parmi les neurotypiques est la raison d'être de ce mouvement idéologique.  (Enfin je n'arrive toujours pas à comprendre ce qu'ils veulent au final, mais c'est ce qu'ils vont obtenir.)  La neurodiversité est l'instrument de sa propre destruction, et lorsqu'elle sera morte, elle aura gagné. 

    Le mouvement de la neurodiversité ne saurait représenter à lui seul la réalité de l'autisme : l'autisme, ce n'est pas qu'un sentiment, ce n'est pas qu'une série de récits. Encore moins quand on les trie en amont selon un idéal préconçu ! Cet angle d'approche doit exister, mais a besoin d'être complété par un angle objectif, tel que celui apporté par les spécialistes.  Les partisans de la neurodiversité sont libres de vivre dans un paradigme qui les épanouit, mais en imposant la négation de tout un pan du spectre, ils désinforment à leur manière la population et démontrent qu'ils se préoccupent plus de leur quête identitaire que du respect de l'ensemble des autistes. 

    En ce moment, des gens  propagent l'image d'un autisme léger et pop', à l'heure où les autistes  « lourds  Bottes 365 Erde 1229 Femme Mokka Mustang 506 »  souffrent d'un manque de prise en charge et où les autistes  «  invisibles  »  ont d'immenses difficultés à être pris au sérieux. Des gens sont dans la quasi- vénération d'une figure idéalisée de l'autiste, une sorte d'élu dont il est interdit d'insinuer qu'il possède la moindre faiblesse. Ils contraignent les autres à se soumettre à leur croyance, par la censure des idéaux et du vocabulaire. Ce n'est pourtant pas insulter quelqu'un que d'admettre son imperfection  : tout le monde a des failles, c'est humain ! Si un autiste considère qu'il a un trouble, un handicap, des difficultés, qu'il veut mieux maîtriser ses émotions, apprendre à mieux fonctionner avec les autres, ou que sais-je encore, tel est son choix.  Les autistes ne sont pas des petites choses pures à préserver dans une cage dorée de la souillure neurotypique. Il serait temps qu'un mouvement prônant l'inclusion prenne cette donnée en compte.

    Je dis d'avance à tous ceux qui viendront me faire la morale : foutez-moi la paix. Matez mon blog : ça peut pas marcher, vous et moi...  C'est une autre neurodiversité que je défends.


    Chouettement vôtre !


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  6. J'ai évoqué plusieurs fois sur le blog ma pratique du taekwondo. Il était temps d'en faire un article digne de ce nom ! Aujourd'hui je vais donc parler de mon sport préféré. 




    Qu'est-ce que le taekwondo ?


    Le taekwondo est un art martial coréen de percussion, créé par le général Choi Hong Hi dans les années 1950. Dans les sports de combat, les techniques de percussion consistent à échanger des coups avec des armes corporelles, telles que les poings, les pieds ou les coudes. Elles s’opposent aux techniques de projection, entravant les mouvements de l’adversaire à l’aide de prises, clés ou strangulations. Le taekwondo se divise en deux écoles : celle de Corée du Nord, fédérée par l’International Taekwondo Federation, et celle de Corée du Sud, fédérée par la World Taekwondo Federation (qui a les meilleures initiales du monde).  C’est généralement la seconde école qui est désignée lorsqu’on parle de taekwondo. D avantage ouverte au grand public, elle est beaucoup plus populaire, faisant du taekwondo l’art martial le plus pratiqué dans le monde. Un pratiquant de taekwondo est appelé taekwondoïste, jamais « taekwondoka » (le suffixe ka étant réservé aux arts martiaux japonais) et exerce dans un dojang

    « Taekwondo » se traduit par « La voie du coup de pied et du coup de poing ». (Tae : frapper avec le pied, kwon : frapper avec le poing, do : voie). Si les techniques du taekwondo sont similaires à celles du karaté, de nombreux aspects différencient les deux styles. Le karaté équilibre coups de poing et de pied, blocages et esquives. Le corps se tend au moment de frapper, puis se détend à l'impact, permettant une meilleure maîtrise de la puissance et plus de précision. Le taekwondo, lui, est spécialisé dans les coups de pied : en combat, ils représentent 70 à 80 % des attaques portées. Directs, semi-circulaires, circulaires, retournés, sautés : les spécialistes, c'est nous ! Les coups de poing, plus situationnels, sont utilisés uniquement quand le taekwondoïste est trop près de l’adversaire pour utiliser ses pieds. Il le repousse donc d’un bon direct afin de pouvoir à nouveau lui filer des tartes avec les petons. 

    Une attaque de jambe étant plus puissante qu’une attaque de bras, enchaîner les blocages serait périlleux pour les pauvres os de nos pratiquants, même avec des protections. Au taekwondo, on privilégie donc largement l’esquive à la parade, ce qui exige davantage de mobilité : les combattants sautillent sur place non-stop, ils ne s'arrêtent pas un instant ! Ils portent le dobok, une tenue en coton ou en synthétique avec un col en V (qui, elle, ne se barre pas de manière sensuelle quand on perd sa ceinture) plus légère que le karategi des cousins japonais, favorisant cette vivacité. Et puisque l’adversaire esquive, nul besoin d’être dans la retenue : le corps est souple durant la frappe, puis se tend à l'impact, donnant des frappes plus pénétrantes qu'au karaté. Durant les entraînements, les taekwondoïstes s’entraînent principalement sur des cibles non-humaines, afin de pouvoir déployer un maximum de puissance. La cible number one, la voici :


    Quand on la frappe bien, la raquette émet un bruit sec caractéristique, proche du coup de tonnerre lorsque le coup est très fort. 

    Le taekwondo comprend également des poomse, l'équivalent des katas du karaté : il s'agit de combats codifiés contre des adversaires imaginaires, augmentant progressivement en complexité. Au taekwondo, la qualité la plus importante à développer est l'équilibre. Si vous vous gaufrez en levant la jambe, vous êtes inutile. Ensuite, une fois que vous avez l’équilibre, il faut bosser la vitesse, car comme dirait l'autre  «  Il y a deux types de combattants : celui qui frappe en premier et celui qui meurt.  »  Et là, même votre meilleure imitation de flamant rose ne vous sauvera pas. Hormis cela, le taekwondoïste passe son temps à sauter partout, il a donc tout intérêt à se munir d'un cardio bien accroché. Il doit aussi être souple s’il veut pouvoir frapper là où il veut. On frappe généralement au niveau du plexus solaire ou de la vessie, mais certains coups visent la poitrine et la tête. Il est important de connaître les techniques en elles-mêmes : si vous positionnez mal votre pied et que vous vous empalez les orteils à 50 km/h dans la raquette… bah, je compatis. Enfin, vous devez être capable de vous persuader que les planches de casse sont des petits beurres, afin de briller à la démo publique de fin d'année. 

    Comme dans de nombreux autres arts martiaux, le combattant de taekwondo utilise un cri spécial lorsqu’il porte un coup, change de garde, ou simplement lorsqu’il veut signaler qu’il est prêt. Ce cri, appelé  kihap   (ou kiap en coréen, prend source dans l’abdomen, remonte jusqu’à la gorge et « claque » brièvement dans l’air. Sa fonction est multiple : libérer l’énergie (la puissance d’un coup peut augmenter de 30 % s’il est accompagné d’un cri. Voilà pourquoi les tennismans s'arrachent les cordes vocales), réguler la respiration, exprimer sa détermination, et bien sûr, intimider l’adversaire. Au-delà de la volonté, se faire hurler au visage de façon imprévisible fait grimper la pression d’un cran et peut provoquer, par réflexe défensif, la tétanisation des muscles.

    Sans surprise, le taekwondo attribue des grades, exprimés par la couleur de la ceinture. Voici ces couleurs, du grade le plus bas au plus élevé : blanc, jaune, orange, vert, violet, bleu, rouge, noir. (Notez que de nombreux clubs se contentent de : blanc, jaune, bleu, rouge, noir. Après tout, en Corée, il n'y a que blanc et noir !) Viennent ensuite les dans, au nombre de 10 (le 10ème ne pouvant être attribué qu'à titre posthume). Contrairement aux idées reçues, obtenir une ceinture noire est assez rapide : avec deux entraînements par semaine, comptez en moyenne 4 ans. Les entraînements comprennent de longues cessions d'étirement et de renforcement, et leur pratique régulière améliore très vite la souplesse et la vitalité. Quant aux techniques, pas de secret : il faut les reproduire encore et encore, jusqu'à les apprendre « par corps ».  La ceinture noire n'est pas une fin, mais un moyen . La porter autour de la taille ne signifie pas que vous avez atteint le sommet de l'art : cela indique que vous en maîtrisez les bases et que le vrai travail commence maintenant. 


    Message à ceux qui n’osent pas…


    J’ai croisé beaucoup de personnes qui s’intéressaient aux arts martiaux mais n’osaient pas mettre un pied dans ce monde, par peur de ne pas y avoir leur place. « Ce n’est pas pour moi, je ne suis pas fort, pas souple, pas agressif, trop gros, trop maigre, trop peureux, etc. » Je suis passée aussi par ces blocages : à la base, je ne suis pas du tout une sportive. Éternelle dernière de la classe en E.P.S, ma coordination motrice était quasi-inexistante, mon équilibre précaire, je n'avais aucune souplesse... En m'investissant sérieusement, j'obtenais de moins bonnes notes que les élèves qui séchaient le cours ! J'ai également passé mes années collège en rééducation chez le kiné pour divers problèmes de croissance. J'avais la colonne vertébrale tordue de trois façons différentes et une démarche d'automate nonagénaire. (J'ai inventé une nage : le fer à repasser.) Le kiné me surnommait « le cas anatomique » et ce n'était pas un compliment. Ma confiance en moi grattant le noyau terrestre, j’ai mis des années avant d’oser tenter quelque chose sur le plan sportif…

    Mustang Bottes 506 1229 365 Mokka Femme Erde
    Quand je dis à quelqu’un que je pratique le taekwondo, sa réaction est quasi-systématiquement : « Oh mais alors je vais pas te chercher ! » En fait, les artistes martiaux expérimentés sont dans l’ensemble des gens pacifiques. A l’inverse de la majorité de la population, ils ont l’habitude de décharger leurs pulsions violentes de façon saine (dans un lieu approprié, au moment approprié). Être confrontés régulièrement à des sensations fortes leur permet aussi de travailler leur gestion émotionnelle, ce qui leur confère une bonne maîtrise d’eux-mêmes. De plus, parce qu’ils connaissent très bien leur art et donc ses limites, ils savent estimer dans quelles conditions il vaut mieux se battre, fuir ou coopérer. Ils seront les derniers à s'engager dans un affrontement inutile. Un pratiquant arrogant, castagnant les autres pour prouver sa supériorité, est en général un débutant qui aura vite fait de se lasser des exigences de l'entraînement... 



    Un gentil taekwondoïste qui salue un autre gentil taekwondoïste avec les pieds.

    Ensuite, mon interlocuteur embraye sur « Putain j’aurais jamais cru en te regardant ! », parce que je suis une ectomorphe binoclarde toute discrète à la démarche rigide, alors que dans l’esprit du sens commun, un artiste martial est une personne grande, musclée, bourrine, intimidante – les gens ne s’évanouissent pas sur son chemin façon haki dans One Piece mais presque - et souple comme un félin… Ce n’est pas vrai du tout : dans un club d’arts martiaux, des morphologies et personnalités très diverses peuvent se côtoyer.  Le taekwondo est en théorie accessible à tous, à partir de 5 ans (parfois 6 ou 7 ans selon les endroits).  Des clubs mettent en place des sessions pour les personnes âgées souhaitant un rythme plus doux.  Si vous n'avez pas une paire de jambes valides et que le style vous plaît, vous pouvez vous tourner vers le karaté, qui est le sport le plus proche en ayant l'avantage d'être moins axé sur les jambes. Mon compagnon, enseignant le karaté, m'a confirmé qu'il existait dans certains club des programmes spécialement adaptés aux personnes en situation de handicap moteur (avec ou sans fauteuil roulant). Avec un entraînement adéquat, les résultats peuvent être stupéfiants. Néanmoins, on trouve des taekwondoïstes handicapés moteurs, parmi lesquels des pratiquants de très haut niveau !

    Mon maître, une personne très optimiste et ouverte d'esprit, nous a toujours répété qu'un bon professeur n'évaluait jamais la progression d'un élève par rapport à la norme, mais par rapport à la progression de l'élève sur lui-même.  Personnellement, j'ai une vulnérabilité sensorielle et une mauvaise coordination motrice qui me handicapent dans ce contexte. S i quasiment personne au club ne connaît les détails de ma condition, tous ont remarqué que je fonctionnais un peu différemment et l'ont accepté comme quelque chose de normal.  Moi qui craignais au départ d'être une plaie, le boulet qui ralentit tout le cours en ne comprenant rien et en exécutant de travers, j'ai fini par intégrer que j'avais autant ma place que les autres au sein du club. C'est à partir de là que mes plus gros progrès ont commencé à apparaître.  Le lien entre le corps et l'esprit est un thème central dans la pratique des arts martiaux. Quand on se met à explorer nos limites physiques, nos limites psychiques évoluent en même temps . Les arts martiaux ne sont pas qu'une série de techniques à maîtriser : ils révèlent nos failles et nos forces, façonnent notre manière d'appréhender le monde et opèrent en nous, lorsqu'on s'y implique avec assiduité, une profonde transformation. Tout cela se produit bien en-delà de ce qui est visible en surface. 


    Conseils et indications aux futurs pratiquants


    - L'ambiance et la politique dans une salle d'entraînement dépendent plus du club en lui-même que de l'art martial qu'on y pratique. Vous trouverez des clubs de taekwondo axés sur la compétition, d'autres plus familiaux. Certains clubs sont très  «  tradis  » (il faut saluer les 4 coins de la salle toutes les minutes, ne parler aux nazis plus hauts gradés qu'avec leur autorisation, etc.) , d'autres pas du tout (on tutoie le maître, on s'échauffe en faisant des blagues douteuses, etc.) Certains ont des méthodes d'enseignement assez douces, d'autres préfèrent l'école spartiate.  Dans mon club, par exemple, le maître agit différemment en fonction de l'objectif du pratiquant : quand il sait qu'untel est là pour en découdre, il l'entraîne comme un commando, mais il n'impose pas ce traitement à quelqu'un qui est juste là pour se détendre après le boulot. Un bon club propose toujours un cours d'essai.  Testez-en plusieurs et voyez quelle atmosphère convient le mieux à vos besoins. Venez  avec un tee-shirt et un jogging bien souple, ainsi qu'une grande bouteille d'eau (75 cL ou 1 L). (La petite ne suffira pas, je vous assure.)  Veillez à avoir les ongles courts, les cheveux attachés si longs, pas de montre, pas de bijoux, et d'une façon générale pas de signe extérieur de richesse.   Si plonger directement dans le bain vous effraie trop, vous pouvez demander à assister à un entraînement depuis le banc. 

    - Question matériel, une fois officiellement inscrit dans un club, il faudra vous procurer un dobok. Prenez la taille au-dessus, surtout s'il est en coton : il va rétrécir au lavage. Vous pouvez vous munir de chaussons de taekwondo ou pratiquer pieds nus, selon votre convenance (les chaussettes sont interdites, à cause du risque de glissade). Il est inutile de dépenser de grosses sommes pour vous procurer vos chaussons : d'expérience, je confirme que les modèles en cuir à 50 balles ne tiennent pas plus longtemps que les modèles en plastique à 15. (Pour rappel : vous allez les maltraiter.) L'important est qu'ils soient confortables. Certains clubs exigeront que vous possédiez aussi une paire de raquette et des protections, notamment protège-tibias. Même quand ce n'est pas obligatoire, n'hésitez pas à vous équiper en protections si vous en ressentez le besoin. Demandez conseil au maître et aux pratiquants expérimentés. La ceinture est parfois fournie par le club, mais bien souvent, c'est à vous de l'acheter. Tous ces achats peuvent se faire dans les magasins de sport, les magasins spécialisés en arts martiaux (comme BudoStore à Paris) ou par commande en ligne (déconseillé pour le dobok). 

    Au niveau des changements physiques : l ors de votre premier entraînement, surtout si vous n'êtes pas spécialement sportif, vous allez morfler sévère.  Environ 48h après (depuis toujours ou depuis une longue période d'arrêt), l'acide lactique va envahir vos muscles et puis... 



    C'est tout à fait normal. La meilleure solution pour soulager la douleur est de s'étirer préventivement juste après l'exercice, puis, une fois la douleur présente, de revenir faire un deuxième entraînement.  Le corps s'habitue et prend le rythme naturellement à force de répéter les exercices. Bientôt, vous n'aurez plus de courbatures, vous serez opérationnels de plus en plus vite, vous tiendrez de plus en plus longtemps l'effort. Et un jour, vous enchaînerez tout ça comme une promenade de santé. Le plus difficile est d'avoir le courage et la patience d'atteindre ce stade. A part ça, n e paniquez pas si vous prenez quelques kilos durant vos premiers mois de pratique. Votre corps est en train de renforcer vos muscles, et ils pèsent leur poids. Si vous poursuivez, les graisses vont fondre et vous retrouverez votre poids initial  506 Mustang Mokka 365 Erde 1229 Femme Bottes ou moins si vous aviez besoin d'en perdre.

    - Chaque artiste martial développe son propre style en fonction de sa morphologie et de son caractère. Il est clair qu'un petit machin nerveux ne se bat pas pareil qu'un gaillard de 2 m à forte stature.  Les taekwondoïstes de grande taille vous forcent à rester à distance, empêchant le passage à l'offensive. Ceux de petite taille se collent à vous (la distance coupée, vous ne pouvez plus déployer vos jambes : eux, si !) et vous tournent autour tels des moustiques en pyjama blanc. Certains pratiquants hurlent à vous paralyser sur place, enchaînent les feintes, tapent tout le temps du pied par terre pour vous déstabiliser, restent avec une jambe levée parce que c'est chiant, attendant que vous tapiez d'abord avant de vous toucher au point mort, etc. C'est aussi ce qui fait la richesse du combat ! Vous apprendrez à exploiter vos forces et à vous adapter à plusieurs types d'adversaires, après avoir rapidement cerné comment ceux-ci fonctionnent. 

    - Le sport est une drogue saine, certes, mais il reste une drogue. Parfois, vous allez sortir de l'entraînement complètement shooté à l'adré et aux endorphines, vous aurez envie de courir dans la rue en hurlant  «  I'm the king of the world  »  et vous serez sympa avec tout le monde sans aucune raison. (Se cogner les uns les autres répand la paix et l'amour, on vous dit.) Et puis, si vous séchez trop longtemps l'entraînement, vous allez vous sentir en manque. 

    - Hors compétition, le taekwondo n'est pas un sport dangereux. (En tout cas pas plus que la moyenne des autres sports.) On frappe en majorité au niveau du tronc, les coups dans le dos ou sous la vessie sont interdits, et les touches sont légères lors des affrontements sans protection. I l est banal qu'une ceinture blanche se retrouve face à une ceinture noire dès son premier combat (la plupart des clubs mélangent les niveaux), et ceci engendre souvent la crainte.  Si cela peut vous rassurer : l es hauts gradés ont développé une grande force de frappe, or ils ont aussi appris à contrôler leur corps. C'est même face à une ceinture noire que vous êtes le plus en sécurité. Les jeunots ceintures bleues/jaunes, eux, par contre, vous bafferont des orteils avec la précision d'un stormtrooper et une puissance assez aléatoire (bon après vous êtes pas venus pour faire des colliers de perle, n'est-ce pas ?). Le risque de claquage est faible si vous vous échauffez bien et que vous ne venez pas forcer sur vos muscles comme un taré malgré une contre-indication médicale (toute allusion à des individus réels serait totalement trollesque). Personnellement, en 6 ans, tout ce que je me suis fait de remarquable, c'est une entorse à la cheville. C'était à mon sixième entraînement, j'ai glissé dans ma propre sueur, 3 semaines d'arrêt.

    Petit bonus de fin : cette vidéo du Rire Jaune sur le taekwondo, qui me fait toujours autant sourire.

    Chouettement vôtre !





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  7. Parce que « L'autisme expliqué aux non autistes » était déjà sous copyright.

    Bonjour mes lapinous. Aujourd'hui, nous sommes le 2 avril. Le 2 avril, c'est la journée internationale de l'autisme ! Je me serais bien promenée partout habillée en bleu (la couleur de l'autisme), mais je préfère rester dans ma planque. Pour l'occasion, voici un dossier sur l'autisme visant à informer qui le voudra. Tant qu'à faire, j'ai aussi parsemé le texte de liens vers des contenus que j'estime instructifs ou drôles. On y go !



    Qu’est-ce que l’autisme ?


    Nous naissons tous avec un certain nombre neurones et de synapses (les connexions entre les neurones). Lors de nos premières années de vie, notre cerveau est un immense chantier : durant ce qu’on nomme le « tri neuronal », il va identifier en fonction de nos usages les connexions utiles, les conserver et les développer, tandis que celles qui ne sont pas sollicitées vont disparaître. Voilà pourquoi des facultés telles que jouer d'un instrument ou apprendre une langue sont nettement plus difficiles à acquérir à l'âge adulte : il faut reformer de nouvelles connexions. Le cerveau d’un autiste connaît un tri neuronal différent de la norme, en deux aspects.

    Tout d’abord, son cerveau n'a pas le même sens des priorités D'une part, des connexions délaissées par un cerveau classique vont prendre chez lui une place prépondérante. U n détail qui vous indiffère peut le plonger dans l’extase ou le démolir. Il  peut être épris d’une passion extrême pour quelque chose d’apparence insignifiante (les plaques d’immatriculation, la couleur des dalles de la piscine…), tout en étant complètement indifférent aux intérêts « normaux », comme sociabiliser avec les pairs. D'autre part, il manque à l'autiste la connaissance intuitive des normes sociales : par exemple, savoir à quelle distance se tenir de vous, décoder le langage non-verbal, détecter les non-dits dans un propos, regarder dans les yeux, parler météo, séduire… Comment deviner quoi faire ? Il y a tellement d'options possibles, et vos règles sont tellement complexes ! En société, un autiste est comme un étranger débarqué d’un pays lointain qui doit tout apprendre des us et coutumes.

    Ensuite, un cerveau autiste garde beaucoup plus de connexions neuronales qu’un cerveau typique. En plus de hiérarchiser l’information d’une manière particulière, la personne autiste en est donc submergée partout et tout le temps. Par exemple, dans un café, elle entendra aussi fort une conversation à l’autre bout de la pièce, le tic-tac de la pendule et la circulation dehors, que la voix de son interlocuteur. Le tout en étant agressée par les odeurs trop marquées et la lumière du néon. On appelle cela un déficit d’inhibition latente : le cerveau met au même niveau de conscience toutes les stimulations, au lieu d’atténuer celles qui parasitent le message prioritaire. C'est ce qui rend les autistes si sensibles - en plus de leurs émotions extrêmement fortes. 

    Note : Cette seconde caractéristique n'est pas réservée à l'autisme. On la retrouve aussi par exemple chez les personnes avec TDAH (trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité) et certains surdoués. Par contre, l'autiste à un manière spécifique de répondre à cette surstimulation. Nous y reviendrons.

    Le tri neuronal ne décrit pas les origines et manifestations de l'autisme de façon exhaustive : si la piste neurologique est la plus documentée à ce jour, la recherche a encore des découvertes à faire. Cependant le phénomène reste une base pour expliquer leur différence.  L'autisme est souvent accompagné de comorbidités : phobie sociale, épilepsie, TDAH, troubles anxio-dépressifs, psychomoteurs, alimentaires, gastro-intestinaux, cardio-vasculaires, mutisme sélectif, écholalie (répétition de paroles entendues, en direct ou en différé), prosopagnosie (difficulté ou incapacité à reconnaître les visages), etc. Ces comorbidités découlent parfois du stress causé par l'environnement : elles peuvent dans ce cas s'atténuer ou disparaître si l'autiste est placé en meilleure condition.  L’autisme est  reconnu comme un handicap, bien que les autistes légers ne se considèrent pas toujours comme handicapés. 
    Autisme au pluriel
    « Si tu connais un autiste, tu connais un autiste. »

    Vous avez sans doute déjà entendu « Il y a autant de formes d’autisme que d’autistes. » Cette affirmation est tout à fait juste. Avant d’être autiste, la personne concernée est un individu à part entière, avec une personnalité, des forces et des faiblesses qui lui sont propres. On trouve des autistes avec et sans déficience intellectuelle, des autistes verbaux (qui peuvent parler) et des autistes non-verbaux. Toutefois, attention à ne pas confondre absence de parole avec absence de communication, ou encore absence de conscience ! Un grand nombre d'autistes non-verbaux savent lire et écrire, utiliser la langue des signes ou des pictogrammes. Ils développent aussi leurs propres méthodes d’interaction. D’autres autistes se sont mis à parler tardivement (on parle de retard verbal) et témoignent volontiers de leur expérience. Enfin, ce n’est pas parce qu’un contact n’est pas établi entre un autiste et vous qu’il ne se passe rien dans sa tête. 

    Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas plus de surdoués parmi les autistes qu’au sein de la population générale. Et si les génies à la Rainman existent, ils représentent une infime minorité. D’une façon générale, un autiste avec un QI relativement élevé a juste l’air « plus normal » car il s’adapte plus vite et camoufle mieux ses difficultés. Eh oui, l’autisme ne se « voit » pas forcément de l’extérieur. En France, des milliers d’adultes autistes vivent une vie ordinaire, en autonomie : ils travaillent, ont des enfants, conduisent, s’expriment comme tout le monde… Vous ne devineriez jamais leur condition au premier coup d’œil ! Ces autistes invisibles passent souvent entre les mailles et sont diagnostiqués sur le tard, quand leurs difficultés les rattrapent : épuisement, sensation d'être un alien à côté de la plaque, anxiété sociale... 

    Autrefois, le DSM (manuel de référence international en psychiatrie) classait les autistes en différentes catégories.  Dans sa dernière version, il a supprimé tous ces termes et ne parle désormais plus que de troubles du spectre autistique (TSA) avec plusieurs degrés. Cependant, on continue d'en employer dans le langage courant : un autiste dit  «  de haut niveau  »  est un autiste sans déficience intellectuelle. Un Asperger aspie de son surnom, est un autiste de haut niveau sans retard verbal. Notons qu'en général, les autistes dotés d'un faible QI obtiennent des scores bien plus élevés dans d'autres tests ne mobilisant pas l'intelligence verbale, comme les matrices de Raven. Occasion de rappeler la pluralité des intelligences et de remettre en question nos standards. 


    Stratégies d’adaptation  


    Les autistes adoptent des stratégies très diverses en vue de s'adapter. D'une manière générale, le refuge dans sa bulle est pour eux le meilleur moyen d'échapper au grand chaos que représente le monde. J'ai déjà évoqué leurs passions particulièrement intenses :  ce sont des intérêts spécifiques   aussi appelés « intérêts restreints ». Plus qu'une passion , l’intérêt spécifique est intégré à la structure de pensée de l’autiste. Il passe énormément de temps focalisé dessus (activités, documentation ) sans jamais s'en lasser  : c’est même indispensable à son équilibre.  C’est à travers ce prisme qu’il s’oriente, s’exprime et est le plus à même de se connecter aux autres. L’intérêt spécifique peut être sensoriel (fascination pour des objets, couleurs, textures…) ou thématique (l'algèbre, Mai 68, les cailloux…). Un autiste peut avoir plusieurs intérêts de différentes natures, et ceux-ci peuvent changer au cours du temps. 

    Pour illustrer la fonction de l’intérêt spécifique, prenons Sam dans la série  Atypical , qui ramène tout à l’Antarctique : il compare la drague avec la parade nuptiale des manchots, décrit ses émotions grâce à des métaphores sur la formation des glaces, etc. L’Antarctique est sa bouée de sauvetage… Quand il est confronté à une situation inconnue, il la décode grâce à un parallèle avec ses connaissances sur le continent. 

    Le souci ça va être de l'arrêter…

    Autrement,  les autistes mettent en place des routines strictes, afin de diminuer le nombre de nouvelles informations à traiter. Cependant, si leurs programmes sont perturbés, ils se retrouvent désorientés et en proie à de fortes angoisses. C’est comme si un tsunami venait mettre à sac tout leur rangement intérieur… Ils ont aussi fréquemment recours aux stéréotypies, c'est-à-dire des mouvements répétitifs : battre des mains, aligner ou secouer des objets, se balancer, répéter en boucle un dialogue de film, etc. Si ces mouvements peuvent paraître dérisoires pour un observateur extérieur, ils sont extrêmement importants pour les autistes. Ils les aident à évacuer le stress, peuvent être explorés comme des univers, intégrés à un processus créatif, et même représenter un véritable facette de leur personnalité. (La frontière entre stéréotypies et intérêts spécifiques classiques s'en voit souvent ténue.)  Note : J'exclus bien entendu les stéréotypies qui menacent l'intégrité physique de quelqu'un. 

    Vous vous en doutez, s’adapter demande énormément d’efforts et d’énergie à un autiste. Dans l’idéal, il aurait besoin d’une heure de solitude pour récupérer d’une heure d’interaction avec l’extérieur. Quand l’énergie vient à manquer et qu’il ne peut regagner sa zone de confort, il est sujet aux shutdown : il semble « éteint », « ailleurs », ne parvient plus à communiquer. S'il est exposé à une situation intolérable de par son intensité et/ou sa durée, il pourra manifester sa détresse par des attaques de panique, des crises de larmes ou de colère : c’est un meltdownMustang 506 Erde Bottes Mokka 1229 Femme 365 , aussi appelé « effondrement autistique ». 

    Les origines de l’autisme


    L'autisme viendrait soit uniquement des gènes, soit d'une combinaison entre des facteurs génétiques et certaines interactions (encore mal déterminées) entre la femme enceinte et son environnement. Quoi qu'il en soit, l ’autisme est inné : on naît autiste et on le reste toute sa vie, ou bien on ne naît pas autiste et on ne le deviendra jamais.

    L’autisme n’est pas une maladie, mais un trouble neurodéveloppemental . Quelle différence ? La dyslexie, par exemple, est un trouble neurodéveloppemental : un dyslexique possède un cerveau qui traite différemment l’information, ce qui crée des difficultés d’adaptation (dans la lecture, l'écriture...). Sa santé mentale n'est pas impliquée dans l'affaire. On ne va pas lui prescrire de médicaments contre la dyslexie. L'interner en hôpital psychiatrique   n'aura aucun effet sur sa dyslexie. En revanche, il va avoir besoin de méthodes d’apprentissage prenant en compte son fonctionnement. De même, un  autiste n'est pas atteint d' un virus qu'on peut virer avec la bonne gélule (bien qu'il soit possible de soulager des comorbidités grâce à divers soins) : il  lui faut un accompagnement éducatif considérant s a manière singulière de percevoir, de penser et de ressentir.   U n autiste qui s'est ouvert au monde n'a pas  «  guéri  »  de l'autisme, il a simplement évolué dans son autisme, en développant des moyens de contourner les obstacles. 

    Des courants prétendent que l’autisme se répand à cause des vaccins administrés aux bébés. Argument principal : l’enfant paraît normal à la naissance avant de « dégénérer », ce qui indique qu’un élément extérieur a perturbé son développement. En fait, si les premières manifestations éloquentes de l’autisme n’apparaissent souvent pas avant un an et demi/deux ans, c’est tout simplement parce qu’auparavant, le tri neuronal n’est pas assez avancé pour qu’une différence soit visible avec un bébé neurotypique. L’enfant aurait été autiste quoi qu'il arrive, puisqu'il est né ainsi. A l’heure actuelle, aucune étude scientifique ne corrèle les vaccins à l’autisme . L a seule qui a été mise au jour, ayant donné lieu au documentaire alarmiste  Vaxxed , a été reconnue comme falsifiée et produite pour le compte de lobbys anti-vaccins. On joue sur la peur commune des aiguilles et injections sur fond de théorie du complot, souvent pour faire vendre des traitements bidons. 


    Être autiste en France

    La parenthèse moins funky, parce que nous sommes quand même dans une journée de sensibilisation.

    Il y a des décennies, durant les beaux jours de la psychanalyse, on pensait que l'autisme résultait d'un mauvais traitement des parents et surtout de la mère, tantôt jugée trop étouffante, tantôt accusée d'avoir abandonné son enfant. Les petits autistes étaient retirés de leurs familles et envoyés dans des asiles, où ils étaient censés se réconcilier avec leur inconscient. (Bon, ça marchait pas.) Aujourd'hui, tous les pays européens ont abandonné ces pratiques pour adopter des démarches éducatives qui ont fait leurs preuves... sauf la France, bloquée 40 ans en arrière. Notre corps médical est encore largement désinformé sur la question. Certaines familles sont culpabilisées et soumises à des pressions pour faire interner leur enfant : 1229 Bottes Mustang Erde Mokka 365 Femme 506   malgré une loi de 2005 prônant l'inclusion des personnes handicapées à l'école,  20 % des enfants autistes sont scolarisés en France, contre 80 % dans les pays voisins.  Quand l'enfant reste à la maison, c'est un vrai casse-tête pour les parents : les professionnels qualifiés pour une bonne prise en charge sont rares, et leurs interventions très coûteuses. 

    On estime que des milliers d'adultes Aspergers non-détectés se promènent dans la nature : ils subissent leurs difficultés au quotidien, sont parfois trimbalés de psy en psy en collectionnant les diagnostics erronés (bipolaire, borderline... ou bien  «  un peu timide et stressé  » ), sans comprendre ce qui leur arrive. Et quand ils découvrent enfin une piste, on leur rit au nez :  «  Ils ne peuvent pas être autistes : ça se verrait, quand même !  » Afin d'obtenir un diagnostic, ils ont le choix entre l'évaluation gratuite dans un CRA (Centre Ressources Autisme), après 6 mois à 2 ans d'attente, voire plus, ou bien payer des sommes faramineuses (et mal remboursées)   pour un examen en cabinet libéral. Sachant que dans les deux cas, le risque de tomber sur une équipe incompétente est élevé.

    Au final, peu d'autistes bénéficient de conditions de vie adaptées... Du soutien ?  Les principales associations de défense de l'autisme parlent de  «  vaincre  »  ou de  «  détruire  »  cette  «  maladie  », et  quand un autiste progresse, elles se félicitent de l'avoir débarrassé de sa tare. Les autistes capables de prendre la parole sont éloignés des micros, et quand bien même ils parviennent à s'exprimer, le grand public ne les prend pas au sérieux.  Ce scandale sanitaire a valu à la France un abonnement aux condamnations par le Conseil de l'Europe pour discrimination à l'égard des autistes (une tous les deux-trois ans depuis 2004).  Et pendant ce temps, dans un cabinet psy lambda...



    Infos complémentaires

    Quelques autres informations en vrac sur l’autisme. 

    - Environ 1 personne sur 100 est autiste. Le phénomène n’est donc pas si rare : vous en croisez peut-être tous les jours sans le savoir ! Le ratio homme/femme était autrefois de 9 hommes pour 1 femme autiste, mais il a été revu à 4 hommes pour 1 femme. La raison ? Les critères de diagnostic ont été établis à partir de sujets masculins, alors que l’autisme se manifeste différemment chez les filles. Plus discrètes, plus adaptables, elles sont encore sous-diagnostiquées. Heureusement, une prise de conscience est en marche pour mieux les détecter. 

    En France, le diagnostic de TSA ne peut être posé que par un psychiatre. Le bilan est remis à l'issue d'une évaluation par une équipe pluridisciplinaire, composée d'au moins un psychiatre et un psychologue spécialisés. (Parfois aussi d'un éducateur, d'un psychomotricien, etc.) Le diagnostic de TSA est posé si le patient présente la dyade autistique : des difficultés significatives dans la communication et la socialisation + des intérêts restreints et répétitifs.

    - Aujourd'hui, certaines entreprises engagent volontairement des autistes (surtout dans l'informatique). Leurs intérêts spécifiques, jugés envahissants dans d'autres contextes, peuvent ici devenir synonyme d'une force de travail et d'une capacité de concentration exceptionnelles. En outre, ils portent une attention particulière aux détails et ont parfois en prime une grande mémoire. 

    - L’Asperger est très à la mode dans la fiction. Par contre, il faut savoir que ces personnages sont rarement des exemples de réalisme. (Bien qu'ils puissent être très attachants par ailleurs.) Un Asperger de 20 ans ne demande pas où est l’eau quand il entend « Il faut que tu te jettes à l’eau », parce qu’il a déjà eu l’occasion de se tromper, on lui a expliqué, il sait que c’est une expression. Apparemment, l’Asperger fictif moyen n’est jamais sorti de chez lui avant l’épisode 1 de la série. Il a également un quota de symptômes à manifester à intervalles réguliers, afin que le spectateur n’oublie surtout pas qu’il est autiste. Les personnages les plus crédibles dans leur autisme sont souvent ceux dont la condition n’est pas placée au centre de leur développement, car cela leur évite d'être traités en fonction d’une checklist de clichés. 

    Quelques autistes fictifs que j'apprécie...

    - François Fillon n’est pas autiste, et il tient vraiment à ce que vous le sachiez. Je suis sympa, je diffuse.

    - Pour finir, des petits conseils pratiques : p artez du principe que si vous n'avez pas dit clairement un truc à un autiste, il n'est pas au courant. En tout cas, il a de fortes chances de ne pas le deviner : les autistes ne sont pas à l'aise avec les implicites, notamment sociaux Certains autistes comprennent le second degré et savent l'utiliser, d'autres non. Vérifier dans quel cas se trouve votre interlocuteur afin d'éviter de l'embrouiller. Quoi qu'il en soit, si votre autiste semble fatigué, évitez les tournures imprécises et les métaphores, allez droit au but : vous lui éviterez de perdre plus d'énergie à vous traduire. En règle  générale, les autistes ont une sorte de  «  pureté  » , de naïveté sociale. Ils ont du mal à comprendre qu'on puisse les tromper. Sauf indication contraire, évitez les farces et les taquineries : ils risquent de les prendre au premier degré et de s'en voir profondément blessés.  Enfin, évitez de perturber leurs sens ou de les confronter à l'imprévu : ne les emmenez pas dans des lieux inconnus et bruyants, ne les touchez pas sans prévenir, ne vous versez pas un flacon de parfum sur la tête avant l'entrevue...

    La vision de l'autisme en France peut évoluer positivement si tout le monde s'y met un petit peu. Tout commence par l'information. Merci de votre attention !

    Chouettement vôtre !
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  8. /!\ Avant de lire cet article, il est conseillé de connaître un minimum le MBTI. Si ce n'est pas le cas,  par ici  ! /!\


    Salutations ! Aujourd’hui, faites place à la première fiche d’un tempérament gardien sur le blog : l’ESFJ. Le paradoxe avec les types SJ, c’est qu’on en trouve certes beaucoup mais qu’on ne les cerne pas mieux pour autant. (En tout cas c’est ce que je constate en regardant les sectes de N causer à leur sujet sur Internet.) Il est l’heure d’enrichir un peu sa vision !

    Tour d'horizon de l'ESFJ
    « On va passer un bon moment tous ensemble ! »

    Initiales :  Extraversion Sensation Sentiment Jugement
    Nom :  Le fournisseur Mustang Mokka Bottes 1229 365 Femme 506 Erde
    Classification :  Ce type appartient au tempérament Gardien (SJ) et au sous-tempérament Conservateur (SFJ)
    Représentation :  Environ 12 % de la population. C’est un type plus représenté chez les femmes.
    Sa spécialité : Créer autour de lui un environnement agréable et harmonieux
    Sa personnalité en quelques mots :  Chaleureux, altruiste, sociable, organisé, conciliant, doté d’un bon sens pratique, attaché aux traditions…
    Passe-temps de l’ESFJ lambda :   On trouve des passe-temps foncièrement différents d’un ESFJ à l’autre, car c'est plutôt le fait d'être avec ceux qu'il aime qui oriente ses choix. Mais d'une façon générale : s 'occuper de toi + moi + eux + tous ceux qui le veulent (sauf de lui-même), n'importe quelle activité tant que ça implique des gens et qu'il a participé à l'organisation. 
    Professions courantes : l’ESFJ brille dans les professions où il peut s’occuper des autres tout en mobilisant son sens pratique : enseignement, médecine et soins divers, restauration, conseil, communication, animation, métiers du social, etc.
    Ennéatype courant  : 2

    Quelques ESFJ dans la culture :
    Réels :  Eddie Murphy, Hugh Jackman, Andrew Carnegie, Gerald Ford, Le pape François, Whitney Houston, Jennifer Lopez, Tina Turner, Mariah Carrey, Céline Dion, Desmond Tutu…
    Fictifs :  Forest Gump (film éponyme), Molly Weasley (Harry Potter), Bilbo Baggins (Bilbo le Hobbit),  Joie ( Vice-Versa ), Dory (Le Monde de Némo), Sansa Stark ( Game of Thrones ), Tohru Honda ( Fruit Basket ), Anna Bates (Downton Abbey), Natalie Tigger (Monk), Rarity (My Little Pony), Bernadette ( The Big Bang Theory ), Wendy ( Peter Pan ). L’ESFJ fictif est le plus souvent une femme. On la retrouve sous trois profils principaux : la héroïne pétillante et déterminée au grand cœur, la maman locale très attentionnée mais un peu étouffante, ou bien la reine du lycée méga-superficielle (blonde, bien roulée, fille du proviseur, possède une piscine et un chihuahua, toujours suivie par une bande de greluches sous ses ordres, lance des rumeurs sur les protagonistes… ah ça y est, je sens que vous l’avez !) Quand il n'y a qu'une seule femme dans le casting juste parce qu'il fallait mettre une femme dans le casting, elle est généralement ESFJ. 

    A la rencontre de l’ESFJ

    Voici les quatre fonctions cognitives de notre ESFJ. 

    Fonction dominante - Sentiment extraverti (Fe) :


    Le sentiment extraverti (Fe) est la fonction dominante de l’ESFJ, à l’instar de l’ENFJ. Cette fonction cherche à maintenir l’harmonie sociale, en répondant aux attentes des autres - ce qui implique d’être à leur écoute - et en les réunissant autour de valeurs communes. Ce qui frappe de prime abord chez l’ESFJ, c’est son tempérament solaire et conciliant. Il a un intérêt naturel pour les gens et établit spontanément une connexion avec eux. Il adore aller à la rencontre de nouvelles personnes, leur poser des questions sur ce qu'elles font, ce qu'elles aiment...  L'ESFJ a beaucoup d'empathie : il est doué pour deviner les sentiments des autres, et plus spécifiquement ce qu'il doit faire pour en prendre soin. C'est en priorité de là qu'il tire sa force.  Comme l’ESFP, il trouve toujours une bonne raison d’apprécier quelqu’un et de l’encourager. L’inverse fonctionne aussi : avec son aura chaleureuse, accueillante, l’ESFJ est en général apprécié d’un grand nombre de gens.


    Attention, ce blog contient de l'humour NTJ. 

    Très expressif, l’ESFJ communique d’une façon qui laisse presque toujours refléter son ressenti. Il emploie des intonations marquées, des exclamations, des interjections, il regarde dans les yeux, parle avec le corps... Et si vous avez encore un doute sur son état, il suffit de lui demander ! En fait, l’ESFJ a du mal à saisir vraiment ce qu’il se passe en lui tant qu’il ne l’a pas extériorisé, d’où son fort besoin de partager ce qu’il a sur le cœur. Il peut arriver qu’il réalise sa joie, sa tristesse ou sa colère au moment-même où il parle, changeant ainsi complètement de ton entre le début et la fin de la conversation. Par projection, si l’ESFJ n’obtient pas de signaux-retour de son interlocuteur, il s’en voit désorienté et peut penser que ce dernier ne l’apprécie pas, le boude... Mais il suffit de lui expliquer clairement le pourquoi du comment afin que son désir de voir l’autre heureux reprenne le dessus. 

    Quand il s’agit de défendre son point de vue, l’ESFJ démontre un caractère affirmé. Il a envie d’avoir son opinion sur les choses et apprécie comparer la sienne à celle du groupe. Il évitera cependant d’affirmer sa position si cela risque de blesser quelqu’un. Comme il donne priorité à l’harmonie dans son environnement social, il n’éprouve pas de gêne notable lorsqu’il est obligé de minimiser son ressenti pour éviter de dégrader l’ambiance. L'évitement du conflit prime sur le reste. (A l’inverse de l’ESFP, qui aura la désagréable impression de se trahir lui-même.) Il est en outre très sensible au jugement d'autrui...  Notons  que le type ESFJ est l’un des plus proches de notre idéal culturel féminin (doux, joyeux, serviable…). Les descriptions standards d’ESFJ concernent donc surtout les femmes, qui ont tout à gagner à laisser leur personnalité s’exprimer. Chez les hommes ESFJ, le désir de plaire incite parfois, au contraire, à adopter des comportements éloignés de cet archétype, afin de correspondre plutôt à un idéal masculin (le costaud qui cache ses émotions). Une contradiction à l’origine de souffrances, puisque cet ESFJ doit sans cesse feindre de ne pas être touché par ce qui le préoccupe le plus. 

    Note : Je tiens à mettre fin à un mythe : non, tous les ESFJ n'aiment pas les enfants. D'ailleurs, les propos les plus assassins à l'égard des gosses prononcés devant moi l'ont été par des femmes ESFJ. 

    Fonction auxiliaire - Sensation introvertie (Si) :

    La sensation introvertie (Si) construit le monde intérieur de son propriétaire à partir de ses expériences sensorielles, teintées d’une subjectivité unique. L’ESFJ, comme tous ses copains SJ, a une très bonne mémoire autobiographique et apprécie beaucoup l’invoquer. Il cherche à retrouver ses souvenirs à travers ce qu’il vit dans le moment présent, car la répétition des mêmes faits ou sensations provoque des échos agréables en lui. Il revient régulièrement sur ses expériences, les lieux qu’il a visités, les activités qu’il a pratiquées… sans oublier aucun détail ! De même, il a tendance à reprendre des paroles qui l’ont marqué (par exemple, un adage que lui disaient souvent ses parents) et s’il a grandi dans une région à forte charge culturelle, il risque d’y faire souvent allusion. Il lui tient à cœur de ne pas rompre avec les traditions, grâce auxquelles il s’oriente. Les ESFJ sont souvent très fans de photographies, notamment de groupe, à travers lesquelles ils peuvent revivre les sentiments partagés avec leurs proches. Plus un souvenir est revisité, plus il devient fort, profond et sacré aux yeux de l’ESFJ. Les souvenirs forgés avec l'autre représentant une véritable part de leur être, les ESFJ sains sont très fidèles dans leurs relations. 

    L'ESFJ est généralement à l'aise avec les tâches de motricité fine, à l'égard desquelles il fait preuve de patience - surtout si son oeuvre permettra de faire plaisir à quelqu'un. Il est important pour lui de vivre dans un environnement  confortable dont il a la maîtrise, à la fois pour sa propre satisfaction et parce qu'il est ainsi certain que de potentiels invités pourront se plaire chez lui. Il n’aime pas qu’on touche à ses habitudes, car les changements altèrent son monde sensoriel bien structuré en l’obligeant à y intégrer des « corps étrangers ». L'opération est longue, coûteuse en énergie, et laisse l'ESFJ perdu pendant ce temps. 

    Ce trait combiné avec une attirance marquée pour les autres, on obtient un type très curieux vis-à-vis des détails de la vie de son entourage. L’ESFJ est particulièrement bien renseigné sur les faits et gestes des gens qui l’entourent, voire des gens qui entourent les gens qui l’entourent, ce qui peut lui donner un côté concierge. (Je charrie, mais moi tout ce que je sais à propos de mon voisin, c’est qu’il possède une perceuse.) L’ESFJ est très bon pour organiser des événements, en prenant en compte tous les détails logistiques et les goûts de chacun. Il cherche alors l’équilibre entre respecter le programme et faire plaisir aux participants. J’ai en tête un artiste de cirque ESFJ qui passe la moitié de ses shows à ambiancer la foule et l'autre moitié à engueuler les enfants trop excités (à cause de lui), ce qui est assez drôle à observer. 

    Fonction tertiaire - Intuition extravertie (Ne) :

    L’intuition extravertie (Ne) permet à son utilisateur d’entrevoir ou d’imaginer les possibilités cachées derrière les faits. Elle génère des liens entre les idées et rebondit sur toutes celles que peut offrir le monde extérieur. Cette forme d’intuition cherche toujours à accéder à de nouvelles sources d’idées, afin de construire une vision du monde présentant un maximum d’angles d’approche différents. 

    L’ESFJ a un usage limité de cette fonction et a tendance à avoir une relation conflictuelle avec elle. Il n’aime pas le changement, il n’est pas attiré par les expériences loufoques ou exotiques et il évite de plonger dans l’inconnu. Sous stress léger, l’ESFJ à tendance à s’inventer des scénarios négatifs, car tout ce qui n’est pas prévisible, régulier, est perçu comme une source de danger. (Ce trait est toutefois moins marqué chez lui que chez l’ISFJ.) Jusqu’à un certain âge - entre 20 et 30 ans en moyenne -, il peut aussi lui être difficile de s’ouvrir aux idées trop éloignées de son cadre habituel. Les ESFJ carrément dépourvus d’une intuition fonctionnelle, quant à eux, jugent « bizarre » et rejettent tout individu ou concept trop hors-norme à leur goût. Cependant, l’ESFJ est par moment en phase avec Ne : cela se traduit par des coups de folie ou une envie de discuter de sujets abstraits.  

    L’ESFJ fait un usage sain de sa fonction Ne en servant ses deux fonctions du dessus, lorsque son affection pour les autres (Fe) et son attachement au concret (Si) dissipent sa méfiance et l’amènent à dépasser ses limites. De plus, u n ESFJ ayant reçu une éducation valorisant l’intuition (par exemple, à travers les histoires, la philosophie…) peut inscrire celle-ci dans ses habitudes et en faire plus facilement usage.  Tohru Honda, l’héroïne de Fruit Basket , se procure des livres sur les passions de ses amis. Elle souhaite comprendre comment ceux-ci voient le monde afin d’améliorer leur communication et renforcer leurs liens. Guidée par son désir d’harmonie, elle ne craint pas d’explorer d’autres voies que la sienne et en vient à s’intéresser à des sujets éloignés de ceux qu'elle traite habituellement. Et  quand on la complimente sur sa mentalité, elle dit fièrement que sa mère lui a toujours appris à être ainsi. 
    Tohru Honda est un exemple d'ESFJ fictif doté d'une forte intuition. Malgré son attachement très net aux traditions, elle se montre ouverte et curieuse vis-à-vis des personnages différents d'elle. (Au point d'être souvent typée ENFJ.)

    Autrement, une ESFJ m’a déjà raconté qu’elle adorait voyager, car à chacune de ses escales, elle retrouvait des petits rituels rassurants et palpitants à la fois (l’arrivée à l’hôtel, la mise en place du programme des vacances, le tour au magasin de souvenir, etc.) Percevoir autour d’elle des éléments familiers éveillait paradoxalement son goût de l’aventure !  Si l'ESFJ délaisse son auxiliaire Si (car trop ou pas assez sollicitée), il peut se retrouver dans une boucle Fe-Ne. Il claque alors ses batteries à vouloir aider tout le monde partout et tout le temps, sans songer à ce qu'il a appris par le passé (ex : le fait qu'un boucle Fe-Ne, ce n'est pas signe de bien-être), et même quand tout démontre que ce n'est pas possible. Afin de sortir de cette boucle, il doit se reconnecter à son monde intérieur. Pour ce faire, il peut par exemple se retrouver au calme et consulter ses souvenirs, à travers des photos, des vidéos ou simplement une discussion qui le rendra nostalgique. 

    Fonction inférieure - Pensée introvertie (Ti) :

    La pensée introvertie se représente le monde à travers un prisme rationnel. Elle cherche à classifier toutes les données qu’elle reçoit à l’aide d’une logique rigoureuse, en évitant les zones de flou et en se libérant du sens commun. L’ESFJ, tout comme l’ENFJ, met de nombreuses années avant d’avoir un bon usage de Ti : cette fonction se révèle vraiment chez lui à mi-vie. La position inférieure de Ti le prive de garde-fou lorsqu’il est débordé d’émotions : ainsi, il se laisse facilement emporter par ses idées sans se demander si elles sont cohérentes et réalisables. Sous stress, un ESFJ peut croire qu’il suffit de crier très fort son mécontentement pour qu’une situation change, ignorant les détails techniques en arrière-plan. Il en devient parfois étouffant pour ses protégés, croyant qu'il sait mieux qu'eux ce qui est bon pour eux. Dans Vice-Versa, Joie est extrêmement attentive au bonheur de Riley, mais la volonté de remplir sa mission lui fait souvent commettre des actes absurdes. Alors que la jeune fille s’apprête à intégrer un souvenir triste, Joie se précipite pour tenter d’enrayer le mécanisme de son cerveau, sans se questionner sur une éventuelle raison logique à ce processus. De plus, durant une grande partie du film, elle persiste à croire que sa détermination est la seule clé qui permettra de résoudre les problèmes de Riley. Elle finira par comprendre qu'être positif ne suffit pas toujours, et que la situation présente a besoin d’être analysée et comprise en profondeur afin d’être démêlée.  

    L'ESFJ a tendance à croire que ce qu’il entend ou lit un peu partout est vrai, sans sentir le besoin de vérifier (que ce soit pour lui-même où avant de transmettre l'information à tout son carnet d'adresse).  Si la fonction Ti n’est pas assez présente pour équilibrer cet aspect, il s'en voit particulièrement influençable. En cas de déséquilibre total, il ne développe carrément pas de pensée propre et ses réflexions ne sont plus orientées que par le regard et les attentes de la société. Ce genre d’ESFJ devient hypocrite et creux, incapable d’émettre une opinion qui ne soit pas un copier/coller de ce qu’il a entendu. Son sentiment extraverti n’est plus qu’un outil de manipulation destiné à le rendre aimé de tous : en permanence dans un jeu de séduction pour agrandir son cercle d’admirateurs, il prend plaisir à trahir, menacer ou attaquer ceux qui entachent son statut (même par leur simple manière d’être, si celle-ci s’écarte du moule).  
    Elle, je l’appelle « Jesssica ESFJ ». (Je demande pardon aux Jessica de la planète, mais dans les films américains, il n'y a jamais de  « Claudia-Géraldine  ESFJ.  » )

    Le personnage de Sansa Stark est très intéressant pour se rendre compte des différents niveaux de développement de l’ESFJ : au début de la série, c’est une petite peste superficielle, dont la seule préoccupation est d’avoir une coiffure à la mode et d’être la princesse parfaite pour les beaux yeux d’un connard. (Vous aussi vous aviez envie qu’elle crève, Sansa Stark.) Quelques saisons plus tard, elle est devenue nettement plus réfléchie, utilise son intelligence sociale pour la bonne cause, se projette dans l’avenir et dévoile même un côté stratège… Ses expériences ont fait d’elle une femme forte et mature, sur laquelle tout un peuple peut compter. De l’équilibre des fonctions, les amis. (Précisons que dans la vraie vie, on trouvera des méthodes plus sympas pour en arriver là, genre des relations saines.)

    Les ESFJ et bibi


    L'autre jour, une lectrice m'a dit que nous, les INTJ, on était comme « des bébés lapins dans un robot alien-terminator »… Ahem. 

    C'est clair que si l'autre est incapable de dépasser notre carapace, il a toute les raisons de nous ranger dans la catégorie  «  intello arrogant psychorigide    »  et basta. Autant dire que devant une Jessica ESFJ, il y a de la casse… Personnellement, j’avoue que ma scolarité se serait bien passée du sempiternel harceleur ESFJ et de sa bande de chiens bien dressés.  

    Mais vous savez quoi ? Aujourd’hui, je côtoie beaucoup d’ESFJ dans mon métier, et c’est une véritable chance.Compens Abl10122 BalaMasa BalaMasa Compens BalaMasa Sandales Abl10122 Abl10122 Sandales AZqwASBT   L’année dernière j’ai fait une crise d’angoisse au travail, au milieu d’un openspace (cherchez le lien). L’ESFJ de la salle fut la première à bondir vers moi. Elle m’a couverte de son écharpe toute douce et m’a dirigée vers une pièce plus calme, m’a demandé ce dont j’avais besoin, m’a aidé à reprendre le contrôle ma respiration, m’a rassurée… Je ne la connaissais pas plus que ça et lui parlais à peine, j’étais la dernière stagiaire débarquée et elle la boss du secteur, mais elle avait tout arrêté pour s’occuper de moi comme si je comptais vraiment. Le lendemain, elle m’a déménagée à un autre poste, plus intimiste. Elle ne saisissait pas trop en quoi être seule dans un coin pouvait être agréable, mais elle avait compris et accepté que c’était agréable pour moi. Plus tard, j’ai appris qu’une autre ESFJ de l’entreprise avait pour habitude de glisser des lettres anonymes remplies de mots gentils dans les affaires des gens. (Aww.) Elle s’éclipsait une fois son cadeau délivré, telle une discrète petite fée, sans attendre de retour…

    Cette maison faisait passer le MBTI aux employés, dans le but de sensibiliser chacun aux forces et aux faiblesses des autres. Les différences étaient respectées, les incompréhensions expliquées, et chacun était libre d’utiliser les méthodes de travail qu’il voulait tant que le planning était tenu. Ce fut l'occasion de réaliser que des comportements anodins à mes yeux s’avéraient souvent blessants pour un ESFJ. Par exemple, lorsque je mangeais dans mon coin le midi, alors qu’il avait soigneusement préparé un gâteau en espérant qu’on le partage tous ensemble. J'ai aussi compris pourquoi beaucoup de FJ étaient mal à l'aise avec moi : je leur offre peu, sinon pas du tout de réciprocité sociale (peu de contact visuel, voix assez monotone, pas d'émotions fortes exprimées en direct...), ce qui les perturbe. De mon côté, j'ai réussi à leur faire comprendre qu'on pouvait avoir besoin d'une généreuse dose de solitude et aimer ça sans être  «  cassé  » , et que cela n'avait rien à voir avec un message de mépris.  M algré nos cerveaux extrêmement différents, dans le fond, ces ESFJ et moi avions une quête similaire : nous voulions tous établir une connexion avec le monde à travers l’expression pleine de ce nous sommes. Nous trouvions notre compte dans des dimensions différentes, l'ESFJ au contact des autres et l'INTJ en partageant ses théories longuement peaufinées. Il a suffit d'un bon outil et de quelques échanges pour s'en rendre compte. 

    Chouettement vôtre !

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  9. /!\ Avant de lire cet article, il est conseillé de connaître un minimum le MBTI. Si ce n'est pas le cas,  par ici  ! /!\


    J’ai pris mon temps. Il est vrai que l’idée de torturer les nerfs d’une bande d’ENTP m’était fort agréable. La vengeance, comprenez… Mais ayant tout de même un cœur, des principes, de la bonté, quoi, je me suis décidée à publier ceci. Voici donc la fiche de l'inventeur. 
    Bonne lecture !

    Tour d'horizon de l'ENTP
    « Tu veux en débattre ? » (Et là il faut fuir. Fuyez)

    Initiales :  Extraversion Intuition Pensée Perception
    Nom :  L’inventeur
    Classification :  Ce type appartient au tempérament Rationnel (NT) et au sous-tempérament Ingénieur (NTP)
    Représentation :  3,2 %, ce qui en fait un type rare. Il y a plus d’hommes ENTP que de femmes.
    Sa spécialité :  Entrevoir toujours plus de possibilités sous un angle rationnel.
    Sa personnalité en quelques mots :  Créatif, ouvert d’esprit, dispersé, malin, clairvoyant, très adaptable, excellent rhéteur…
    Passe-temps de l’ENTP lambda : Avoir raison (ce qui cause quelques soucis avec l’INTJ), concevoir des inventions bizarres, détruire le monde avec ses inventions bizarres, troller la Terre et éventuellement l’Univers, lire dans ton esprit, triper en place publique, boire - vin, bière, ciguë, etc. - avec style…
    Professions courantes :  Particulièrement polyvalent, l’ENTP est à son aise dans les domaines où il peut mobiliser son intuition et sa répartie. L’entreprenariat en tout genre, le droit, la communication, la vente, le marketing, les sciences, les métiers créatifs (réalisateur, artiste, comédien…), la psychologie, l’informatique. Sinon, il peut lui-même inventer son métier.
    Ennéatypes courants  : 7, 3 et 8

    Quelques ENTP dans la culture :
    Réels :  Socrate, Léonard de Vinci, Thomas Edison, Benjamin Franklin, David Hume, Maria Montessori, Douglas Adams, Lewis Caroll, Tom Hanks, Benedict Cumberbatch…
    Fictifs : Tony Stark (Marvel series), le Joker (Batman),  Patrick Jane (Mentalist), Tyrion Lannister (Game of Thrones), Sirius Black (Harry Potter), Rick (Rick et Morty), Sans (Undertale), Bill Cipher (Gravity Fall), Le Docteur 10e du nom (Doctor Who), Ryûk (Death Note) Lord Varrick (La légende de Korra), Bugs Bunny (Loony Toons), Ed (Cowboy Bebop), Haruhi Suzumiya (La mélancolie d' Harui Suzumiya ) , Kamiigusa Misaki (Sakurasou no pet na kanojo), Discord (My Little Pony), Chacal et Sombra (Overwatch)… L’ENTP fictif est généralement un homme , une sorte de troll en liberté qui a plus d’idées dans la tête que de cellules dans le corps. Il est souvent antagoniste ou dans une position ambiguë, et le reste du temps c'est un emmerdeur - qu'on aime quand même.  


    Dissection de l'ENTP


    L'ENTP est décrit comme le troll ultime du MBTI, et il n'a pas volé cette réputation. Néanmoins, il est bien plus que cette première impression !  Nous allons voir tout cela... 

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    Fonction dominante - Intuition extravertie (Ne) :

    
L’ENTP a pour dominante l’intuition extravertie (Ne), tout comme l’ENFP. Cette fonction explore les possibilités dans le monde abstrait à partir des informations récoltées à l’extérieur. Elle souhaite appréhender l’univers à travers de multiples prismes, car pour cette fonction, une représentation juste est une représentation plurielle. L’ENTP est attiré par les idées surprenantes, marginales. D’ailleurs, il joue parfois à les défendre sans pour autant les approuver, par simple plaisir de visualiser le monde sous un angle atypique. Il est d'autant plus tenté de le faire si cela risque de provoquer des réactions virulentes dans l'auditoire, puisque les réponses des autres engendreraient encore plus d'idées à traiter ! L'ENTP se délecte de tout ce qui émerge de ces échanges actifs, voilà pourquoi il se sent particulièrement motivé au milieu d'un débat ou d'un brainstorming, où les possibilités peuvent émerger sans fin. Cela lui attire d'ailleurs souvent quelques foudres... Note : Avec l’ENFP, l’ENTP est considéré comme « le plus introverti des extravertis », car Ne est une fonction à la fois cérébrale et détachée du concret, rendant les ENP plus passifs que la majorité des autres types E.



    
L'ENTP a un fort besoin de nouveauté et d'originalité, qu'il doit assouvir régulièrement s'il veut se sentir épanoui. Il ne supporte pas la répétition prolongée de mêmes tâches ou de mêmes décors, et surtout, de mêmes idées. Ceci lui donne du fil à retordre pour mener une mission du début à la fin. En bon EP, il est extrêmement motivé par le fait-même d'être dans l'inconnu, de se dire que tout peut arriver : or, plus le cadre se dessine, moins il trouve la force de continuer... Il a donc tendance à se sentir tout feu tout flamme sur le démarrage d'un projet, puis de s'en lasser et de le délaisser dans un coin - plus ou moins pour toujours -, car une nouvelle idée encore plus prometteuse à ses yeux lui est venue entre-temps. Ce fonctionnement ne favorise pas son adaptation à la société, notamment son insertion dans le monde du travail, bien qu'il s'en préoccupe moins que l'ENFP (les NT étant peu nécessiteux d'une validation extérieure, car peu sensibles aux opinions d'autrui). Quand il s'agit de faire face à la menace de l'ennui, l'imagination de l'ENTP est sans limite, pour le meilleur et pour le pire... Dans le dessin-animé Gravity Fall, par exemple, Bill Cipher s'est échappé de la deuxième dimension, qu'il décrit comme composée « d'esprits plats dans un monde plat avec des rêves plats », parce qu'il s'y ennuyait. De même, toute l'histoire de Death Note est basée sur le fait que le dieu de la mort Ryûk s'emmerdait dans son antre, et a balancé une arme mortelle sur Terre pour admirer ce que les humains en feraient. Les personnages de la série ont beau rivaliser en intelligence, être des manipulateurs, des visionnaires, des stratèges de génie, ils demeurent les marionnettes de Ryûk du début à la fin, et ce dernier s'en amuse comme jamais.

    
L'ENTP semble être partout, voir tout, savoir tout : c'est ce qui fait sa force motrice. Là où son comparse ENTJ a une grande vision très nette, pénétrante, l'ENTP déploie son esprit dans tous les recoins, au point que sa « couverture mentale » paraisse sans limite ni angle mort. A cause de cette faculté, beaucoup d’ENTP développent, comme les autres types avec une fonction N dominante, un « complexe d’omniscience ». Ils sont persuadés d’être capables de tout comprendre et de tout deviner grâce à leur intuition toute-puissante, et de ce fait, d’avoir toujours raison. Néanmoins, qu’il s’agisse d’un ENP (dominante Ne) ou d’un INJ (dominante Ni), penser avoir atteint la perfection dans sa vision du monde signifie qu’on a cessé de l’étoffer. Le propre de Ne étant de toujours chercher d’autres possibilités et celui de Ni étant de toujours creuser plus profondément, dans les deux cas, l’intuition n’existe que par ce mouvement perpétuel : prétendre en atteindre le bout équivaut donc à tuer l’intuition.  


    Fonction auxiliaire - Pensée introvertie (Ti) :

    
La pensée introvertie (Ti) est la fonction auxiliaire de l’ENTP. Elle établit une structure logique interne chez son utilisateur, en classant les informations de la façon la plus claire et détaillée possible. Son activité consiste à quêter les zones non-renseignées de cette bibliothèque personnelle afin de les combler. Pour bien se servir de sa pensée introvertie, l’ENTP a besoin de moments de calme et d’isolement durant lesquels il trie les informations récoltées par Ne. Cette fonction équilibre la tendance au papillonnage de Ne par la focalisation sur des cibles choisies, éveillant chez l’ENTP un goût pour la spécialisation. Elle filtre aussi les informations en déterminant celles qui font sens logiquement et celles dont il faudrait se méfier. Les ENTP ont souvent des connaissances étendues, puisqu’ils sont à la fois avides de découvertes et soucieux de détenir une connaissance objective sur les choses. Cependant, malgré leur rationalité, ils sont capables de questionner leur propre cadre de référence et de concevoir que la Vérité pourrait être toute autre. Par exemple, il est typique de la part d'un ENTP de déclarer que nos théories scientifiques tant estimées ne pourraient être que des foutaises, bien qu’il les utilise au quotidien. Les paradoxes de ce genre qu'il sème volontiers dans ses propos le rend difficile à cerner, à son grand bonheur. 


    Grâce à la paire de fonctions Ne-Ti, l’ENTP est naturellement doué pour deviner ce que pensent les autres. Lorsqu’il rencontre une nouvelle personne, il lui suffit de quelques questions bien calculées pour cerner son profil et émettre des hypothèses sur elle, son passé et ses aspirations, qui s’avèrent souvent vraies. Ce talent a été poussé à l’extrême dans la série Mentalist avec son héros Patrick Jane, capable de raconter la vie d’un parfait inconnu après une brève entrevue. Dans sa version malsaine, l’ENTP fait pour cela un manipulateur très efficace. Note : J’entends par là une manipulation destructrice, puisqu’au sens large du terme (c’est-à-dire toute façon d’influencer volontairement autrui, y compris dans des visées positives), tous les ENTP ont tendance à manipuler.

    Le binôme Ne-Ti renforce la créativité de l’ENTP, en lui permettant d’organiser ses visions et de leur donner une forme plus précise. Il est enclin à imaginer des manières innovantes de résoudre les problèmes, en saisissant d’abord un concept, puis en élaborant la façon dont il pourrait l’exploiter. Petit témoignage personnel (pas assez long pour mériter sa propre partie). J'ai dans mon club de taekwondo un ceinture noire ENTP, qui m'a beaucoup enseigné.  Oui. Il m'a par exemple appris comment effectuer un joli coup de pied circulaire sauté... en m'attachant une jambe et en prétextant qu’il tirerait sur le lien pour m'empêcher de la reposer au mauvais moment. J'étais en mode SP wannabe, alors je n'ai pas fui. Cet ENTP avait constaté que mon malaise venait de la peur d’effectuer un saut au moment opportun, à cause du risque de chute : pendant que j’exécutais le coup, il a donc fait en sorte que je me ramasse par terre. Goûter de force au risque encouru était censé me « vacciner ». Ici, ce n’était pas le dispositif concret qui comptait – au demeurant tout pourri – mais la formule pour jouer sur mes émotions face au danger. Des semaines de douleur au coccyx plus tard, je savais très bien le faire, ce coup de pied. A défaut d’être pédagogique, c’était efficace. J’adore m’entraîner avec cet ENTP, car il discerne toujours mes failles psychologiques, et c’est le travail sur elles qui me permet de dépasser mes blocages physiques. Là où les ESP me disent « Tends plus les orteils », « Attention à bien respirer », lui me balance « Pourquoi tu fuis ? » au moment où je m’y attendais le moins… Et avec ça, il n’a aucune pitié. (Ni-Te approved.)


    Fonction tertiaire - Sentiment extravertie (Fe) :

    
Le sentiment extraverti établit une connexion avec les autres en cherchant à appréhender l'humanité dans son ensemble et à la réunir autour d'un sentiment commun. Il évite les conflits et veut maintenir l'équilibre social autour de lui. L'ENTP différencie cette fonction au début de l'âge adulte, soit vers 25-30 ans. Elle se présente tantôt comme un bon support, sur lequel il peut compter pour remplacer l'auxiliaire Ti au besoin, tantôt comme une gêne, un aspect traitre de sa personnalité se retournant contre lui quand cela lui chante. Lorsque l’ENTP développe cette fonction, il ressent le besoin de se rapprocher des autres. Or, n’ayant pas d’aisance naturelle pour cet exercice, il manifeste son Fe par le biais de ses deux fonctions supérieures. Titiller les nerfs des autres, les provoquer en duel intellectuel, devient alors une façon de se sentir en lien avec eux. Le but est d’amener l’interlocuteur à remettre en question le cadre qu’il s’était construit afin qu’il puisse progresser. La manière directe qu’a l’ENTP d’énoncer son point de vue peut en blesser certains, or, c’est pour lui une façon d’exprimer sa sympathie ou sa volonté d’aider. Cet aspect taquin se retrouve chez tous les TP, mais il est particulièrement visible chez ceux qui préfèrent l’extraversion. (L’ESTP, lui, opèrera plutôt sur le plan concret, par exemple en étant tactile ou en cherchant la confrontation physique.) Si l’ENTP apprend à bien équilibrer son axe Ti-Fe, on le percevra comme charmant dans sa maladresse sociale et sa malice.

    365 1229 Bottes Femme Erde Mustang 506 Mokka Tyrion Lannister, le nain  «  qui boit et qui sait des choses  » , est un personnage très populaire. Ceci pourrait s'expliquer par son style à la fois nonchalant et insolent, mais aussi par sa façon particulière d'aider les autres personnages à évoluer, à voir ce qui leur échappait - mais pas à Tyrion ! 

    Les ENTP peuvent avoir des montées émotionnelles quand leur Fe s’exprime (sous stress léger ou parce qu’ils se sentent en confiance), dévoilant ainsi une sensibilité peu apparente le reste du temps. Certains acquièrent avec le temps une fascination pour des concepts typiquement Fe, comme l’unité absolue entre les Hommes, et choisissent de s’engager dans des causes. (Le 10e Docteur, chez qui l’amour pour l’humanité est très palpable, est un bon exemple.) Si l'ENTP ne se sert pas assez sa pensée introvertie ou en fait un usage abusif, il s'embourbe dans une boucle Ne-Fe. Il ressemble alors à une sorte d'ENFP déséquilibré : la dominante Ne entrevoit des possibilités qui sont directement prises en charge par Fe, sans l'analyse avisée de Ti. L'ENTP se met alors à clamer ses convictions et son désir fort de changer le monde, quand bien même ses propos sont irrationnels (ce qu'il ne peut pas voir). En étant complètement tourné vers l'extérieur, il s'épuise, produit des idées toujours plus bancales, et finit esclave de son propre idéalisme et des attentes de la société. Pour sortir de sa boucle, il doit se reconnecter à son système de pensées, par exemple en pratiquant une activité mobilisant sa logique.


    Fonction inférieure - Sensation introvertie (Si) :
    La fonction inférieure de l’ENTP est la même que celle de l’ENFP, la sensation introvertie (Si). Cette fonction collecte les informations concrètes pour les intégrer à un système personnel. Elle relie chaque expérience présente à son homologue du passé et les compare, amenant à détecter les changements dans l’environnement ou les traditions. L’ENTP a une faible conscience de sa fonction Si, qu’il ne commence à différencier que vers la quarantaine. Ceci explique qu’il ait en horreur les habitudes rigides, les règles, la banalité, et d’une manière générale tout ce qui est prévisible. Il se fie peu aux us et coutumes du sens commun - le Fe tertiaire n’aidant pas -, ce qui l’amène à adopter des comportements socialement décalés, voire grossiers. Toujours attiré vers de nouveaux sentiers, il peut agir de manière inconstante, ne pas tenir ses promesses ou ne pas assumer ses responsabilités, sous prétexte qu’il ne se plie pas à ces exigences ennuyeuses (ou parce qu’il a tout simplement oublié ses engagements). Cette fuite est souvent la manifestation d’une peur profonde d’être bridé, privé de son monde abstrait où tout est encore possible.

    L'ENTP a tendance à être désordonné et à laisser des objets s'entasser chez lui : comme il est concentré sur ses voyages mentaux, il ne fait pas vraiment attention à son environnement et trouverait pénible qu’on l’y force. Tant qu'il peut se déplacer sans glisser sur une peau de banane tombée d’un amas de feuilles de brouillon en équilibre sur des bouteilles de soda, tout roule ! De même, il peut se montrer étourdi, s’égarer sur le chemin ou se cogner, faute d’avoir songé à observer autour de lui. Un ENTP qui ne développe pas sa fonction Si entretient un rapport chaotique avec son corps. Il ne prend pas garde à sa santé et adopte des comportements malsains : il peut être alcoolique, se droguer, négliger son hygiène, enchaîner les aventures sans protection, continuer le sport alors qu’il est blessé, etc. Le problème ne viendra alors pas de l’absence d’anticipation des conséquences (plutôt un trait d’ESTP), mais du fait que l’ENTP vit trop dans son esprit pour réaliser que prendre soin de son corps est également important. Ces comportements sont aussi susceptibles de survenir de manière plus légère et ponctuelle, en cas de mal-être, de trop grosse pression…

    Lorsqu’il équilibre ses fonctions, l’ENTP apprend à écouter et respecter les considérations typiquement Si : il peut comprendre le besoin d’avoir une structure, des habitudes, et se met lui-même à considérer ses souvenirs. Il sait revenir sur ses expériences et se nourrir des leçons du passé afin de fortifier son intuition motrice. Il se rend d’ailleurs compte que chaque recoin exploré avec Ne laisse une empreinte, un fragment de Si : lorsqu’il s’éparpille trop, va trop de l’avant au point de ne plus cerner ses desseins, il reconnaît le besoin de reprendre tous ces fragments de Si et de les assembler, afin d’obtenir un aperçu grandiose de son existence et de comprendre ce qui le motive. Un proverbe africain m’évoque bien l’axe Ne-Si : « Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens ».


      L'ENTP entre fiction et réalité

    J'ai choisi de m'attarder un peu plus sur cet aspect en remarquant le décalage conséquent entre l'ENTP réel et son habituelle représentation dans la fiction, amenant de fréquentes erreurs de typage.


    Dans la fiction, la figure du génie maléfique venu « foutre le boxon » - coucou Chacal - avec ses plans aussi redoutables que casse-gueule est généralement incarnée par un ENTP. Prenons Discord, le dieu du chaos et de la mésentente dans My Little Pony : son dessein originel est d'anéantir la cohérence de l'univers, bien pitoyable à ses yeux comparée à ses moult créations sans queue ni tête. Partout où il va, il modifie la pesanteur, se transforme et transforme tout selon ses désirs, crée des énigmes dans un labyrinthe, raccourcit le cycle jour/nuit à quelques secondes, monte une chorale avec des sachets de thé vivants - et volants, tant qu'à faire -, et j'en passe... La plupart des ENxP fictifs (surtout de dessins-animés) transposent leur Ne autour d'eux d'un claquement de doigt, l'environnement se plie à leurs idées avec une fluidité absurde, souvent hilarante. 
    Un Ne-dom dans sa maison de Ne-dom, OKLM. (Notez la petite touche créative de la lave au plafond, pour rompre avec la prévisibilité du reste.)

    Or, dans la vraie vie, l'ENTP moyen n'a pas cette facilité à faire s'incarner ses pensées ! Son Si inférieur le ralentit et tend à le démotiver lorsque sa vision est confrontée aux exigences du monde physique. (Un blocage typique des N, mais encore plus probant chez ceux avec une fonction N dominante.) Il se montre plus contemplatif, flottant, et il arrive à certains de ne jamais rien produire de concret malgré leurs grandes ressources. Le fait que l'on soit dans une histoire permet d'éluder les faiblesses des personnages pour le profit du scénario, au pire, d'amener des situations l'obligeant à concrétiser ses pensées.  Ainsi, l'ENTP fictif est généralement une représentation fantasmatique du vrai ENTP, avec un Ne magique directement connecté au Réel. Il me semble qu'un nombre important d'ESTP, devant cette intervention originale et maîtrisée sur l'environnement, confondent leur sensation extravertie (Se) avec l'intuition extravertie de l'ENTP. Ils déduisent par exemple que leur manière extravagante d'influencer leur environnement revêt d'une créativité propre à Ne, alors qu'à la base, Ne est fait pour créer des concepts et ne les traduit que difficilement en objets ou en actes... (Souvent, l'idée est géniale, mais la mise en pratique ne ressemble pas à grand-chose.) Valable aussi pour le cas ISTP/INTP, dans une moindre mesure.



    J'espère que cet article vous aura aidé à mieux comprendre mieux l'ENTP ! M'est avis qu'il serait tout bénéf de créer des collaborations entre des profils comme celui-ci et le cadre dominant des SJ, au lieu de les opposer. Les premiers apportent les idées innovantes et les seconds balisent les projets afin qu'ils aient une chance d'aboutir. 

    Chouettement vôtre !

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  10. Bonjour à tous ! Je reçois régulièrement des messages de personnes qui peinent à trouver leur type MBTI, souvent à cause d’une hésitation entre deux ou trois profils. J'ai déjà parlé des fonctions et de leur logique d'ajustement : entre-temps, mes connaissances du modèles sont devenues plus fines, mais plutôt que de vous faire un topo sur les grands tempéraments (NF, NT, SJ, SP), bien résumés ailleurs et notamment sur ce site, j’ai choisi d’axer ma présentation sur la dichotomie J/P. Elle s’avère souvent être le cœur du problème, son incompréhension étant la porte ouverte aux erreurs de typage.

    J vs P

    « Pour un J, choisir, c’est avancer. Pour un P, choisir, c’est renoncer. » 

    Voici la vraie définition de la dichotomie J/P. Gardez-la bien en tête, car sa maîtrise est indispensable pour saisir son type.

    Chez le type J, les situations non-résolues, floues, provoquent dans la majorité des cas un ressenti négatif. Il se dit « Puisque rien n’est décidé, rien n’est acquis : tout peut arriver, je ne peux me baser sur rien, n’avoir confiance en rien. » Décider des choses lui procure un grand soulagement, car une fois ceci fait, il n’a plus à subir cet état de flottement où aucune structure n’est là pour le rassurer. C’est pourquoi il veut prendre vite ses décisions et si possible ne pas revenir dessus après. Les J  ont besoin de contrôle sur leur environnement, car ils compensent leur manque de spontanéité par la planification. Ils  peuvent se retrouver désorientés, voire angoissés, si leur planning est modifié au dernier moment ou ne peut pas être établi avec suffisamment de précision. Si vous voulez rendre fou un J, ne répondez jamais clairement à ses questions, ou bien changez sans cesse d'avis... (Par contre vous risquez votre peau.)  Plus son univers est 1229 Mustang 506 Mokka Bottes 365 Femme Erde structuré et prévisible , mieux il se sent, est à l'aise pour s'exprimer et montrer le meilleur de lui-même. 

    Cette structure est au contraire synonyme de limitation pour le type P. Le P veut retarder un maximum le moment de la prise de décision, car elle implique l’abandon des autres possibilités (déjà en face de lui où qui pourraient survenir plus tard). Trop d’organisation l’oppresse,  soit parce qu'il a envie de profiter de l'instant au lieu de devoir songer à des obligations,  soit parce qu'il craint que son état futur ne soit pas en adéquation avec ce qui a été prévu. Tandis que si rien n’était prévu, il n’aurait qu’à bifurquer vers une autre possibilité, sans faire d’histoires ! Enfermer un P dans un programme rigide, même juste essayer, est totalement contre-productif... Les types P sont excités par l’inconnu . Ils tentent de briser les règles, les cadres, et se lassent rapidement s’ils n’ont pas une nouvelle activité ou un nouveau concept sous la main. Ils sont souvent à découvert en cas d'imprévu, cependant, ils savent prendre rapidement l'information et l'utiliser à leur avantage afin de s'adapter. 

    L'extraversion est spontanée et répond directement de l'environnement, tandis que l'introversion est lente, traite les choses en profondeur.  Si le nom de votre type se termine par J, cela signifie que votre fonction de jugement préférée (F ou T) est extravertie, tandis que votre fonction de perception préférée (S ou N) est introvertie. Résultat : vous avez besoin de vous appuyer au plus tôt sur des certitudes, de vous dire  «  ça, c'est fait !  » , mais il vous faut beaucoup de temps pour traiter les nouvelles informations. Si le nom de votre type se termine par P, cela signifie que votre fonction de perception préférée (S ou N) est extravertie, tandis que votre fonction de jugement préférée (F ou T) est introvertie. Résultat : vous retombez aisément sur vos pattes face à un flot de données sauvages, mais beaucoup de temps vous est nécessaire pour prendre des décisions. 



    Diantre, j’ai défini l’axe J/P sans dire « les J sont des maniaques qui arrivent à l’heure » et « les P sont des bordéliques qui arrivent en retard ». Ça va, personne n’est perdu ? Je taquine. Ce que je voulais mettre en évidence, c’est qu’on a tendance à typer autrui selon des comportements dérivant d’un mécanisme, et non en fonction du mécanisme lui-même. Parce qu’effectivement, si vous prenez un large échantillon de J et un large échantillon de P, la majorité des J seront des personnes ordonnées, planificatrices, auront l’air sérieuses et fiables, voire coincées, et la majorité des P seront des gens relax, adaptables, ouverts, mais aussi un peu désordonnées et imprévisibles. Ces portraits sont la manière la plus fréquente pour chacun de ces deux modes de pensée de s’exprimer. Mais inverser la cause et l’effet, c’est le meilleur moyen de faire passer à la trappe tout ce qui échappe au MBTI : l’influence de l’éducation, les expériences de vie, les contraintes extérieures diverses… (Remarque valable pour tous les axes !) Un P peut se montrer très organisé si son travail l’exige et un J est souvent bien plus flexible dans un lieu familier ou entouré de proches. (Et m’est avis que si les 55-60 % de J dans la population étaient tous sérieux et responsables, ça se saurait.)
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    NP VS NJ

    Autant la distinction entre SJ et SP est facile à faire dès qu’on connaît un peu le MBTI (on est sur deux tempéraments distincts, gardiens et artisans), autant celle entre NJ et NP provoque la confusion. En voici donc une synthèse.  Les NP et les NJ ont pour point commun d’avoir une fonction intuition (N) en dominante ou en auxiliaire. Ils sont à l’aise avec la réflexion et la communication sur le plan abstrait, tandis qu’ils tendent à délaisser le monde concret (étourdis, ennuyés par les détails, fuient les tâches répétitives…) Ils « sentent » les choses par instinct, en général sans être en mesure d’expliquer pourquoi et comment. Ils entretiennent naturellement des visions du monde atypiques. 

    Le NP utilise l’intuition extravertie (Ne). Comme son intuition est orientée vers l’extérieur, il cherche à créer de nouvelles possibilités en interaction avec le monde. Il va imaginer des inventions, des systèmes politiques, des histoires… Son esprit bouillonne d’idées : il fait régulièrement des associations entre elles, de manière consciente, formant une toile s’étendant toujours plus vers l’extérieur. Les romanciers et cinéastes NP sont doués pour créer des univers très étendus, avec beaucoup de personnages, de lieux et de sous-intrigues. (Ex : Tolkien, INFP.) Le NP est très curieux et ouvert d’esprit : découvrir de nouveaux concepts (culture inconnue, idée d’entreprise à lancer, découverte scientifique…) le remplit de motivation.  Il pense d'ailleurs que la Vérité est issue de la multiplicité des points de vues. C'est un être de diversité : m ême s’il se projette vers l’avenir, souvent, son excès de polyvalence l’empêche de vraiment creuser un thème parmi tous ceux qu’il affectionne et de définir sa voie. Une difficulté particulièrement fréquente chez les ENP, chez qui cette fonction est dominante. Le NP développe en vieillissant sa sensation introvertie (Si), ce qui lui permet de « se poser », de canaliser et d’investir son intuition dans le monde concret au lieu de fuir vers d’autres mondes abstraits. 

    Les NP déséquilibrés vivent prisonniers de mondes imaginaires. Ils n'arrivent pas concrétiser quoi que ce soit et ont un rapport malsain à leur corps. Souvent,  ils ne savent pas se détacher du fil de leurs pensées pour faire des phrases structurées, ce qui rend leur discours incompréhensible. Les NP épanouis sont des explorateurs insatiables, avec un pied dans leur monde et un pied dans le nôtre. 

    Note : Le concept de « multipotentiel » semble très lié au fonctionnement NP.

    Le NJ, avec son intuition introvertie (Ni), est plutôt dans la projection. Comme son intuition est tournée vers l’intérieur, pour lui, les idées et solutions ne naissent pas au-dehors, mais en soi-même. Il cherche donc à transformer sa propre perception du monde afin de s’y adapter, et à  prédire l’avenir plutôt qu’à l’inventer . La majeure partie de son processus créatif est inconsciente : il reçoit la synthèse de ses pensées d'un bloc . L'oeuvre d'un NJ ressemble à une vision grandiose et holiste. Souvent limitée en personnages et décors, tout y rejoint un grand concept travaillé avec finesse. (Très visible dans des films comme V pour Vendetta, Titanic ou Hero.) Le NJ pense que la Vérité est un concept unique  transcendant tout , qu’elle soit accessible ou non aux humains. Il a des intérêts plus restreints que le NP, mais détient un savoir très profond sur ceux qu’il a choisi. Il a l’impression de suivre depuis toujours la même voie : il acquiert très tôt dans sa vie une idée précise de ce qu’il veut, et toutes ses pensées et efforts convergent vers ce point ultime. Or, il s’agit d’une vision abstraite, très difficile à décrire et incapable de s’incarner dans le monde. Au cours de sa vie, le NJ va découvrir sa sensation extravertie (Se) et apprendre comment concrétiser sa grande vision, qu’il aura longtemps laissé mûrir en secret. 

    Les NJ déséquilibrés sont très arrogants et persuadés de posséder la Vérité ultime.  Ils s'enferment dans cette idée fixe et sont incapables de reconnaître leurs erreurs.  Ils crachent sur tout ce qui n'est pas spirituel et/ou s'enferment chez eux par peur d'affronter le monde physique. Les NJ épanouis sont des visionnaires actifs, appréciés pour leur clairvoyance



    Pour plus de précisions, voir cet article


    SP VS NP

    Les SP et les NP se ressemblent en bien des points : esprits libres, originaux, ils fuient la routine, explorent là où bon leur semble et n’ont pas peur de briser les règles. Ils aiment souvent inventer et raconter des histoires. Leur élan est toutefois de nature différente : les SP sont motivés en premier lieu par le concret, les NP par l’abstrait.

    Les SP utilisent la sensation extravertie (Se). Il aiment avoir leurs sens en éveil et se sentir connectés à l’instant présent. Si vous êtes en compagnie d’une personne de ce tempérament, elle risque de vous toucher, de faire beaucoup de remarques sur les textures, les odeurs, va s’amuser à vous faire des chatouilles ou à vous lancer une boule de neige… Les SP sont pragmatiques, bons vivants et savent rapidement réagir dans l'urgence. Certains sont très raffinés et sensuels, d’autres plus casse-cous et bourrins. D’autres encore sont les deux à la fois, selon le lieu et l’humeur. Ils sont doués pour imaginer des façons inédites d’évoluer dans l’environnement : une nouvelle façon de peindre ou de s’entraîner à la salle de sport, une nouvelle recette de cuisine… Ils ont tendance à foncer sans penser aux conséquences et à rejeter les grandes théories, vues comme de la branlette intellectuelle. En mûrissant, les SP développent leur intuition introvertie (Ni) et ressemblent de plus en plus à des NJ. Ils deviennent plus érudits, spirituels, attentifs au futur et aux sens cachés. (Ex : Korra dans La Légende de Korra, ESTP.) De nombreux SP finissent écrivains alors que rien ne le présageait durant leurs jeunes années.

    Les SP déséquilibrés n'ont pas accès à la compréhension des concepts subtils - et ne voient pas à quoi ça pourrait bien servir. Ils sont incapables de protection dans l'avenir et se laissent emporter par l'excitation du moment, au mépris des risques. (Ce sont eux qui meurent en faisant un selfie sur le rebord du 85e étage d'un building.) Les SP épanouis savourent l'instant présent sans le laisser les perdre. Ils dissipent les tensions en entraînant les autres à lâcher prise. 

    Les NP, avec leur intuition extravertie (Ne), sont beaucoup plus détachés de l’environnement que les SP. Ils vivent dans un monde de possibilités, qu’ils expriment à travers des théories, des métaphores, des œuvres à forte charge symbolique, des engagements idéologiques… Ils aiment tenir des dialogues sur un vaste éventail de sujets, afin qu’un maximum d’idées puissent être brassées. Cependant, ils n’apprécient pas passer trop de temps à évoquer les détails du monde concret. Ils vivent cela comme une coupure de leur univers, là où aucune contrainte physique ne peut refréner l’imagination. Ils prêtent peu d’attention à leur corps (ou au contraire, ont des tendances hypocondriaques). Les ENP sont plus contemplatifs et silencieux que les ESP : en général, ils sont facilement confondus avec des introvertis de prime abord. En mûrissant, les NP développent leur sensation introvertie (Si) et ressemblent de plus en plus à des SJ : ils deviennent nostalgiques, s’attachent énormément à leur foyer, aux objets ramenés de leurs voyages, aux photographies… et surtout, ils parviennent à mieux trier leurs idées et à les concrétiser. (Carl Fredricksen dans Là-haut , INFP, est un bon exemple.)


    SJ VS NJ

    Les SJ et les NJ ont plusieurs similitudes : ils partagent le même processus décisionnel (rapide, décisif, anticipatif) sont tous les deux mal à l’aise avec les environnements imprévisibles et n’aiment pas modifier leurs habitudes. Cependant, ils vivent tout de même dans des dimensions complètement différentes.

    Le SJ utilise la sensation introvertie (Si). Il est doué pour intégrer et reproduire les techniques qu’on lui enseigne, capte facilement les implicites sociaux et prend garde à sauvegarder les traditions - qu'on lui a transmises ou qu'il a établies lui-même. Très orientés pratique, les SJ sont connus pour leur minutie et leur capacité à rester longtemps focalisés sur une tâche concrète. Plus ils reproduisent les mêmes gestes, plus ils ressentent de la profondeur dans ce qu'ils font. Voilà pourquoi ils se sentent bien dans une routine et  brillent dans les travaux requérant patience et précision.  Le SJ a une excellente mémoire autobiographique : il aime passer du temps à évoquer ses souvenirs et tous leurs détails, sans cesse éveillés par son vécu présent. Il repère immédiatement un petit changement dans sa maison ou dans l’attitude d’autrui, vécu comme une perturbation. Son cauchemar serait de voir disparaître ce qui le relie au passé : il se sentirait vide et en perdrait ses repères. Il n’apprécie pas non plus qu’on l’entraîne dans des idées trop délirantes, jugées bizarres. Cet aspect s’équilibre lorsqu’il mûrit et développe son intuition extravertie (Ne), ouvrant son esprit à une imagination féconde et à des perspectives plus éloignées de son cadre. (Cas typique : le SJ qui plaque tout à 30-40 ans pour monter sa propre boîte sur un concept innovant.)

    Les SJ déséquilibrés sont très conservateurs. Ils refusent le moindre changement et entretiennent méfiance et mépris pour ce qui est nouveau, éloigné des normes... Ils pensent que tout ceci conduit à l'anarchie, l'apocalypse, etc. (Le vieux réac SJ allergique aux d'jeuns, vous l'avez.) Les SJ épanouis sont loyaux et chérissent leurs traditions, tout en acceptant sereinement qu'elles en côtoient de nouvelles. 

    Note : les autistes Asperger ressemblent souvent à des SJ (à cause de leur mémoire des détails, ainsi que leur attachement fort à leur lieu de vie et à leur routine), alors que ce n'est pas forcément le cas. Par expérience, je dirais même que c'est rarement le cas.

    Le NJ, avec l'intuition introvertie (Ni), vit entièrement dans le futur. Il s'oriente en suivant un point abstrait à l'horizon de la ligne du temps : si ce point est abîmé, ses ailes sont comme tranchées net et c'est un vrai coup dur pour lui. Il est mal à l’aise avec le monde physique et évite de s’y impliquer, préférant rester dans son esprit à élaborer des théories. Il n’a aucune idée de ce qu’il a mangé dernièrement, car ses images mentales monopolisaient son attention. Il a souvent une mauvaise coordination motrice et semble désorienté dans un environnement en mouvement (les INJ sont les types les plus statiques du MBTI). Il peine à reproduire les méthodes conventionnelles : il a besoin de temps pour transformer toutes ces données en lui et créer une nouvelle méthode, sans quoi il reste bloqué. Le NJ n’affectionne pas non plus les étalages de détails, sauf si cela concerne ses passions. (A ce moment-là, vous ne le distinguerez pas d’un S tellement il aura de détails à vous sortir !) En mûrissant, le NJ développe sa sensation extravertie (Se) et ressemble de plus en plus à un SP. Il s’ancre davantage dans le présent et ressent l’envie d’explorer le monde avec ses sens. (Whoooouuu, j’ai construit une cabane à oiseaux !!! SP wannabe mon frère !!!)



    TP VS TJ


    Les TP et les TJ ont pour point commun d’avoir une fonction de pensée (T) en dominante ou en auxiliaire. Cela signifie que lors d’une prise de décision, ils considèrent les paramètres logiques (est-ce que mon choix est cohérent ? Représente-t-il la vérité objective ? Va-t-il fonctionner ?) avant de songer aux paramètres moraux et sociaux. Ils sont rationnels, efficaces, mais ont tendance à oublier l’impact de leurs décisions et propos sur les autres, ce qui peut les amener à être perçus comme froids et durs.

    Le TP préfère la pensée introvertie (Ti), déductive. Il construit un modèle dans sa tête en s’affranchissant des normes extérieures. Ce modèle ne doit comporter aucune zone de « blanc » et tout doit parfaitement s’y emboîter. Son œuvre achevée, le TP la vérifie par l’application. Si vous lui demandez « Est-ce que cette pierre flotte ? », il va étudier les propriétés de la pierre, donner sa réponse, puis la jeter dans l’eau afin de confirmer son étude. Le TP cherche à intégrer profondément l’objectivité à sa manière de penser. Il a besoin de s’isoler pour analyser les données recueillies et les ranger très proprement dans sa tête. Les ITP sont très calmes, taciturnes et souvent un peu grognons. Bien qu’ils donnent une impression de maîtrise totale de leurs émotions, ils cachent une grande sensibilité. Vous ne savez jamais vraiment ce qu’ils pensent. En mûrissant, le TP développe son sentiment extraverti (Fe) et ressemble davantage à un FJ. Il comprend qu’intégrer ses émotions à sa machine intérieure ne fait qu’affiner sa perception du monde. Il devient aussi plus attentif aux sentiments des autres et pense à eux lorsqu’il prend une décision.

    Les TP déséquilibrés prétendent être plus objectifs que tout le monde, et donc, que ce qu'ils ne peuvent pas concevoir/comprendre est stupide ou n'existe pas. Niant complètement l'impact de leurs paroles et actes sur autrui, ils ne font aucun effort de diplomatie. Les TP épanouis portent sur le monde un regard à la fois perçant et détaché, ce qui leur octroie une forme unique de sagesse. 

    Note : La pensée introvertie induit une bonne capacité de planification, pour peu que le sujet décide de s'en servir. Ainsi, on trouve des ITP - chez qui cette fonction est dominante - très organisés, bien qu'ils préfèrent naturellement avoir un maximum de marge de manœuvre. 

    Le TJ préfère la pensée extravertie (Te), inductive. Il considère que sa nature humaine l’empêche d’atteindre l’objectivité voulue : il faut donc la chercher à l’extérieur, en s’appuyant sur les faits.  Si vous lui demandez « Est-ce que cette pierre flotte ? », il va la jeter dans l’eau et répondre « Franchement, t’aurais pu vérifier toi-même, s’pèce d’incompétent ! » Le TJ met un point d’honneur à être productif, et ce dès son jeune âge. Se lever le matin en sachant qu’il y a du pain sur la planche le motive et le rend heureux. Doué pour orchestrer les tâches, il ne comprend pas comment les gens peuvent en laisser traîner une qui pourrait être accomplie en quelques minutes (et ne manque pas de le signaler). C’est un volcan à émotions, bien qu’il en ait une faible conscience. Les ETJ - chez qui cette fonction est dominante - sont directifs, hargneux, gros travailleurs, et vous êtes toujours au courant de ce qu’ils pensent. En mûrissant, le TJ développe son sentiment introverti (Fi) et prend des traits de FP. Il comprend qu’étouffer ses ressentis en besognant est néfaste, et il s’accorde plus de temps pour souffler. Il réalise aussi que respecter l’individualité de chacun rend ses systèmes plus efficaces. 

    Les TJ déséquilibrés sont tyranniques. Ils méprisent les ressentis des autres et les traitent de tire-au-flanc, croyant qu'il suffit d'arrêter de pleurnicher et de se bouger les fesses pour tout résoudre. Eux-mêmes s'épuisent à la tâche sans se préoccuper de leur propre détresse. Les TJ épanouis sont des battants, incitant les autres à ne jamais reculer devant les obstacles. 



    FP VS FJ


    Les FP et les FJ ont pour point commun d’avoir une fonction de sentiment (F) en dominante ou en auxiliaire. Cela signifie que lors d’une prise de décision, ils considèrent les paramètres moraux et sociaux (est-ce que mon choix est en accord avec mes valeurs et sentiments ? Que vont penser et ressentir les autres par rapport à cela ?) avant de songer aux paramètres logiques. Ils détestent les conflits, tiennent à voir leurs valeurs respectées, mais manquent de rationalité lorsqu’ils sont trop emportés par leurs élans.

    Le FP préfère le sentiment introverti (Fi) : il est focalisé sur ses propres valeurs. Il passe du temps à établir ce qui est bien ou mal et ce jugement repose sur des critères intimes difficiles à décrire. Son traitement émotionnel est lent et fastidieux, car il doit analyser son ressenti en profondeur avant qu’il puisse être révélé au monde. Il peut souffrir du décalage entre l’intensité de sa vie intérieure et le peu qu’il parvient à exprimer, car il lui tient à cœur d’être authentique avec les autres. Il se montre ouvert d’esprit et curieux des opinions d’autrui, tant que ses valeurs fondamentales ne sont pas attaquées. Il encourage les gens à être eux-mêmes : l’unicité est pour lui une beauté précieuse. Lorsqu’il est stressé, le FP se sent noyé dans un tsunami d’émotions et peine grandement à expliquer ce qu’il vit. Il a tendance à garder beaucoup de colère en lui, faute de savoir la communiquer au moment propice : elle peut alors ressortir brusquement dans des moments inappropriés ou se traduire en comportement passif-agressif. En mûrissant, le FP développe sa pensée extravertie (Te). Plus proche du TJ, il parvient à mettre des mots sur sa vie intérieure et ose défendre ses positions.

    Les FP déséquilibrés se croient moralement supérieurs à autrui. Typiquement, ils sont adorables avec ceux qui soutiennent leur cause mais se montrent agressifs, voire cruels, avec les autres. Très susceptibles, il est presque impossible de leur parler sans qu'ils ne se vexent. Les FP épanouis sont des êtres vertueux, inspirant les autres par leur âme à la fois délicate et enflammée. 

    Note : Le sentiment introverti est une fonction très analytique. Vu de l'extérieur, un IFP - chez qui cette fonction est dominante - peut paraître froid, pas spécialement engagé affectivement... Détrompez-vous, ça bouillonne là-dessous ! 

    Le FJ préfère le sentiment extraverti (Fe). C'est un nourricier, dévoué à la communauté. Il est très chaleureux et serviable, soucieux de faire en sorte que chacun se sente bien autour de lui. Il tente  de s’aligner à des valeurs universelles et de réunir un maximum de gens autour. Pour ce faire, il se projette sans cesse à la place des autres , souvent au point de négliger ses propres besoins. Contrairement au FP, le FJ a des facilités à exprimer ses sentiments : il a même besoin d’extérioriser pour comprendre réellement ce qu’il ressent. Il parle avec un ton de voix très marqué, fait des exclamations, interpelle souvent le groupe… Il ne craint pas non plus de prêcher ses convictions au nom du bien commun. Il se montre moins ouvert que le FP, mais aussi plus difficile à heurter. A force de s’adapter, le FJ court le risque d’oublier qui il est vraiment, croyant que son masque social représente sa vraie personnalité, et que les opinions qu’il adopte pour plaire sont en concordance avec ce qu’il pense vraiment. Cet aspect s’équilibre au fil du temps avec le développement de la pensée introvertie (Ti) des TP. Elle fait prendre conscience au FJ de ses pensées profondes véritables et empêche son altruisme de devenir de l’assujettissement. 

    Les FJ déséquilibrés sont mielleux, hypocrites, voire manipulateurs. Ils s'introduisent dans l'espace des autres et les étouffent, en prétendant mieux savoir qu'eux ce qui est bon. Ils sont soumis à l'opinion populaire et ne savent pas construire leur propre jugement. Les FJ épanouis sont de véritables feux de joie, donnant de leur personne sans compter, de façon désintéressée.




    Bon à retenir !


    Voici quelques indications supplémentaires pour clore l’article…

    Le MBTI se base sur les faits. Vous êtes du type X parce que vous avez le fonctionnement correspondant au type X. Vous ne pouvez pas déclarer « Je suis du type X mais je ne m'y retrouve pas/je ne fais rien comme lui  » , etc. Si c'est le cas, alors vous n'êtes tout simplement pas du type X, mais d'un autre type. 

    - Votre type MBTI est inné et ne change jamais. Cependant, il est tout à fait normal (et sain !) de développer au cours de sa vie les pôles opposés au nom de son type. Le but est justement de vous aider à exprimer vos qualités tout en vous ouvrant à d’autres manières d’appréhender le monde. Si vous restez le cliché rigide de votre type, vous serez au mieux quelqu'un de plat, au pire quelqu'un de complètement déséquilibré. N’oubliez jamais que le MBTI est un modèle dynamique : un type ne correspond pas à une description figée dans l'instant, il faut le considérer à travers le temps. Ainsi, si une personne de type T développe sa fonction F en vieillissant, elle n’est pas devenue de type F : elle a vécu le processus de différenciation normal d’un type T. Si elle était F, elle aurait d’abord maîtrisé sa fonction F, puis sa fonction T ! Ceci est valable pour tous les axes, mais l e cas le plus marquant est celui du J/P : si l'on change la dernière lettre du nom d'un type (J/P), l'orientation de toutes les fonctions est inversée ! (Les fonctions introverties deviennent extraverties et vice-versa.) Autrement dit, c'est comme si votre cerveau était complètement reformaté. J'espère pour votre santé mentale que cela ne vous arrive pas trop souvent...

    En cas de doute, remonter dans le passé et retracer l'évolution du sujet est un bon moyen de le typer. Étiez-vous un enfant introverti qui s'est ouvert davantage au début de l'âge adulte ? (Vous avez une préférence I !) Étiez-vous un enfant extraverti qui, passé un certain âge, s'est recentré sur lui-même et a ressenti un besoin nouveau de s'isoler ? (Vous avez une préférence E !) Etc. Quoi qu'il en soit , ne pas confondre grandir/évoluer au sein de son type et changer de type. 

    - La  combinaison de deux fonctions peut produire un résultat similaire à celui d’une fonction seule . Par exemple, Ni + Te de l’INTJ imite partiellement Ti, Se + Fi de l’ESFP ressemble à Fe… Afin d’éviter les confusions, prenez en compte le processus et pas seulement le comportement visible à l’extérieur. Par exemple, si l'ESFP peut sembler utiliser Fe de loin et être confondu avec un ESFJ, on constatera rapidement qu'il n'utilise pas Si mais Se (il déteste rester assis devant une tâche minutieuse et répétitive, il est avide de nouvelles expériences sensorielles, etc.), donc qu'il ne peut pas être SJ mais fait un excellent SP. Il est également possible que l'éducation ou diverses contraintes amènent l'individu à imiter des fonctions non-naturelles chez lui. 

    -  Le questionnaire n'a pas pour vocation d'être la Sainte parole. Dans le MBTI, vous cochez des cases et un algorithme dégage un résultat. Ce résultat n'est qu'un indicateur, estimant le type qui a le plus de chance de vous  convenir . Ce n'est pas à lui de décider qui vous êtes, de modeler la réalité : il doit au contraire refléter ce que vous êtes, interpréter correctement la réalité. Et bien qu'il élimine les possibilités les plus improbables, il peut toujours se tromper d'une lettre ou deux... Dans le MBTI officiel, il suffit d'ailleurs de ne pas respecter les consignes de passation pour introduire un biais fatal. Voilà pourquoi la formation se compose d'autres pôles : d'éventuelles incohérences seront relevées après coup. Si vous avez insinué que vous êtes un N pendant tout le questionnaire mais que vous réagissez comme un S pendant tous les ateliers, le formateur va vous suggérer des petites choses... 

    Note : Ne vous typez jamais sur l'unique base d'un test en ligne. Vous avez de fortes chances d'obtenir un résultat inadéquat, surtout si vous êtes encore adolescent ! Le type est comme une sorte de pelote de laine où toutes les fonctions sont compressées : plus vous grandissez, plus la pelote s'effiloche et libère les éléments qui la constituent (en commençant par la fonction dominante, dès l'enfance, puis l'auxiliaire, vers l'adolescence, puis la tertiaire vers 25-30 ans, et enfin l'inférieure, à mi-vie). Avant le début de l'âge adulte, il est très difficile pour la plupart des gens de bien répondre au questionnaire : leur tête est en chantier ! 

    - En général, les J n’ont pas ou peu d’hésitation sur leur type. Les personnes qui ont vraiment du mal à se typer sont souvent des FP. Ces types ont une vision très malléable de leur personnalité. Comme ils ne font pas la différence entre « Ce que je suis » et « Ce que je peux potentiellement être », ils ont tendance à s’identifier partout. Ils sont également partagés entre le désir de saisir qui ils sont et la peur d'être résumés à une étiquette, loin de définir toutes les parcelles de leur identité. (L'indécision du P combinée à l'angle d'approche du F.)

    Oubliez les statistiques : en vous indiquant le taux de rareté des profils, ils séduisent votre ego et influencent votre jugement. Oubliez aussi les préjugés liés aux types : ils sont déconnectés de la réalité, comme ceux qui les ont créés et les entretiennent. Et même lorsqu’ils ont une part de vrai, ils ne vous définissent pas : vous êtes le seul maître de vos choix ! Le niveau de développement, la profondeur, la maturité, ne dépendent pas d'un type, ils dépendent d'un individu. Tous les types sont géniaux dans leur version épanouie et insupportables dans leur version déséquilibrée... Montrez-vous objectifs et acceptez-vous tels que vous êtes : c’est là que vous profiterez un maximum de ce que le modèle a à vous offrir. 



    Chouettement vôtre !
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